Semestre 3

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Histoire / Culture / pôle Art6Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mieux comprendre et analyser les textes (de portée critique, artistique, littéraire, historique, articles de presse).
Affiner la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Développer l'expression orale informelle dans des contextes divers.
Utiliser des supports d'internet tels que 'Voicethread' pour faire des présentations des travaux.

Contenu :
Analyse de textes avec présentation et discussion.
Analyse de films, enregistrement sonores et d'autres supports en rapport avec le monde de l'art.
Visites d'expositions avec l'objectif d'analyser et de parler des œuvres présentées.
Présentation de travaux (écrit, oral, outils d'internet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Bilan semestriel

Bibliographie :
- « Global English (Intermediate et Upper Intermediate) », Macmillan
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- M. Swan, « Intermediate Language Practice », Macmillan
- J. Gaiger, « Art of the Twentieth Century », Yale University Press

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.

Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours porte sur une deux décennies, les années 1970 et 1980. Cela pour étudier précisément les questions qu’elles voient naitre et pour considérer comment les œuvres trouvent une place dans les débat théoriques et enjeux sociaux qui leurs sont contemporains.
Cette période est celle qui voit l’apparition d’un certain nombre de débats critiques qui relèvent de la place et du rôle de l’artiste dans la société. Ils sont générés pour un contexte qui connaît tour à tout la fin des utopies portées par les mouvement de 1968, l’apparition d’une forme d’hédonisme porté par le mouvement du Punk, le cynisme prôné dans les années 1980 par l’expansion du marché et la déréglementation économique, le retour des revendications minoritaires et du mouvement de reconnaissance des malades du SIDA. L’art dans ses formes et ses enjeux accompagne ces débats qui à chaque fois posent la question du rôle de l’artiste et de la portée de son œuvre.
Ces questions trouvent aujourd’hui encore une actualité et façonnent certaines de nos façons d’envisager l’art et son positionnement face, contre ou avec le monde qui l’entour. C’est en sommes vers cette actualité qu’est tendu ce cours. Organisé de façons thématiques autour de certains enjeux relatifs au positionnement de l’artiste, il propose de les mettre en perspective dans les résonances qu’ils ont aujourd’hui.

Contenu :
Aux États-Unis, la période qui s’ouvre au milieu des années 1970 commence lorsque s’essoufflent les élans utopiques qui ont culminés avec l’année 1968. Le retour à une réalité terre à terre est marqué d’un coté par une forme de désenchantement face à une société qui se révèle violente et injuste socialement, de l’autre par le cynisme d’une acceptation des règles nouvelles imposées par une économie globale et post-industrielle. Marqueurs de ses deux postures, les dernières années 1970 voient l’arrivée concomitante des punks avec leur mot d’ordre « no futur » et des yuppies prêts à faire des affaires dans ce nouveau capitalisme.
Le monde de l’art est également secoué par ces questions de positionnement dans le champ social comme dans celui de l’économie. Le développement de pratiques qui ne se cantonnent plus à la seule production en atelier mais font appel à des outils industriels, au cinéma, à la télévision ou a toutes autres technologies impliquant matériel de pointe et équipe de spécialistes impose une redéfinition du rôle de l’artiste devenu entrepreneur. Cette hybridation des pratiques se fait aussi dans un frottement avec la culture de masse. Parce que ses outils sont exploités, mais aussi parce que les frontières entre territoires deviennent plus floues. Ainsi l’apparition d’une société post-industrielle dans laquelle le divertissement prend une place de plus en plus importante impose aux artistes une redéfinition de leurs postures.
Comment continuer à tenir une position radicale dans une société où la culture n’est plus un territoire clairement défini et où tout semble soluble dans le divertissement ? Cette question traverse les années 1970 et 1980 et voit éclore un certains nombres de tentatives de réponses diverses. De la mise en doute de la possibilité de tenir une postion critique à l’exploitation des outils du divertissement pour porter un discours de lutte, ce sont autour de ces tentatives de définir le rôle de l’artiste que se construit ce cours.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Espèce d’espace », Grenoble, Le Magasin, 2008
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Images et (re)présentations », Grenoble, Le Magasin, 2009
Bernard Blistène, Catherine David et Alfred Pacquement (dir.), « L'époque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou – Musée national d'art moderne, 1987
Douglas Crimp, « PICTURES : S'approprier la photographie, New York, 1979-2014 », Cherbourg, le point du Jour, 2016
Hal Foster, « Le retour du réel »,Bruxelles, La lettre volée, 2005

Support de cours :
Cours magistral

 Philosophie et art contemporainVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le cours portera sur la question des lectures que les artistes contemporains ont pu faire de philosophes - qu'ils leurs soient contemporains ou pas. Il s'agira de se pencher sur les usages que les artistes contemporains ont pu faire de la philosophie. Les artistes lisent la philosophie, mais leurs lectures ne sont pas à proprement parler philosophiques (un artiste n'est pas un philosophe) : elles sont artistiques. On s'attardera donc sur quelques types de lectures qui ont pu être opérées et quels types d'oeuvres elles ont pu influencer voire déterminer.
L'objectif du cours est double : d'abord historique et informatif, il s'agit de compléter le champ de connaissances de l'étudiant sur les spécificités de l'art contemporain et de son histoire. Il est ensuite pédagogique : il s'agit de décomplexer l'approche que l'étudiant peut avoir de textes philosophiques. Si les artistes conceptuels ont cru que la théorie était une forme pure, ce cours tâchera de montrer que ce n'est qu' un matériau. Et qu'il appartient aux étudiants de s'en emparer.

Contenu :
L’art conceptuel renverse le rapport possible entre art et philosophie : alors que la philosophie avait pour tâche de dire ce qu’est l’art (et souvent avec une connaissance limitée voire indigente de l’art de son temps…), Joseph Kosuth déclare en 1969 que « l’art dépasse la philosophie » (Art after Philosophy, Studio International). Si tous les artistes ne vont pas jusqu’à cette extrémité, quels usages ont-ils fait de la philosophie ? Le cours s’articulera autour des lectures et usages de textes philosophiques par des artistes depuis la seconde moitié du 20ème siècle, et des œuvres que ces lectures ont pu motiver. Il s’agira de comprendre comment, en paraphrasant Kosuth, les artistes utilisent la philosophie. Il s’agira également de se demander quels types d’usages de la philosophie sont possibles, et s’il n’y aurait pas une histoire de la lecture, par des artistes, de la philosophie.

Le premier semestre sera dédié à l'art conceptuel : ses textes fondateurs, ses sources, ses formes, mais aussi les critiques qui lui ont été adressées et ses formes actuelles.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
- Art conceptuel une entologie, Sous la direction de Gauthier Hermann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, Paris, MIX, 2008
- Art conceptuel Formes conceptuelles, Galerie 1900-2000, Galerie de Poche, Paris, 1990.
- L’Art conceptuel, une perspective, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2e édition, 1991.
- Art conceptuel I, CAPC, Bordeaux, 1988.
- Peter Osborne, Art conceptuel, éd. Phaidon, Paris, 2006.
- Benjamin Buchloh, De l’esthétique d’administration à la critique institutionnelle (aspects de l’Art conceptuel, 1962-1969), Essais historiques II, Art édition, Lyon, 1992.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Problématique / Méth pôle Art8Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Sources et ressourcesVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
- constitution d'un corpus de références personnelles : artistes, oeuvres, textes
- production textuelle justifiant et expliquant les choix opérés dans leurs double dimension analytique et critique.

Contenu :
SOURCES
Il s'agira pour l'étudiant d'identifier des 'sources' personnelles comprises dans un sens large. Il s'agira d'affirmer des goûts, des intérêts, de réunir une documentation qui lui soit propre. Que ces sources aient nourri sa production personnelle, ou qu'elles puissent à l'avenir avoir cette fonction, il s'agira avant tout de constituer un champ de références personnelles et d'être capable d'en rendre compte par écrit.
Il n'y a pas de 'source', ou d'origine première : elles se construisent rétroactivement.

RESSOURCES
Il s'agira alors d'utiliser les utiliser des outils documentaires pour mener à bien cette recherche : bibliothèque, internet, presse, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel. Production et assiduité

Bibliographie :
Bettina Funcke, 'New York Twice', downloadable sur le site http://www.airdeparis.com/download.htm
Vincent Romagny, 'Sources', Immixtion Books/Rond Point Project, Marseille, 2012

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Pratique / Expérimen pôle Art121234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir présenter le travail d’un artiste ou des artistes en mettant l’accent sur les concepts et enjeux de leur ou les démarches.

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Préparer et faire une présentation orale, illustrée par des images projetées montrant la pratique, les concepts et la démarche d’un artiste ou des artistes en relation avec les problématiques, au sens le plus large possible, de la sculpture, les 1234 objets contemporains.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif pour travailler principalement les problématiques des objets sculpturaux.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire un objet ou une série d’objets qui relèvent du territoire de la sculpture ou plus largement du territoire de l’art.
Quelles sont les possibilités, quelles sont les contraintes en relation avec les enjeux d’aujourd’hui et ceci dans le contexte du pôle volume, de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays, son continent et le contexte international...
La fabrication des objets, des sculptures, pose des questions pragmatiques, mais également philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur, mais égaiement par chaque étudiant lors d’un exposé d’une quinzaine de minutes.
L’expérimentation est individuelle en relation avec les techniciens du pôle volume .
La réalisation est suivie individuellement et validée par le professeur et les techniciens du pôle volume.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 DessinVeit Stratmann
Florence Davoine
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
- Développer la capacité de perception et la notation comme outil de réflexion.
- Inventer les moyens en dessin pour dire sa perception du monde ou synthétiser un projet de travail.
- Découvrir sa propre méthodologie, la place et la fonction que chacun donne au dessin.
- Explorer les différents champs que cette pratique traverse.

Contenu :
Nous parlons du dessin dans sa capacité unique de pouvoir être à la fois un outil de réflexion, de distanciation, de projection et
une fin plastique en soi. L'un pouvant basculer dans l'autre.
Le dessin, considéré comme un geste premier, relié à l'être permet de se reconnaître et de se confronter à soi-même.
La prise de notes ne relève ni d'une thématique, ni d'une problématique, elle permet de faire apparaître la trajectoire d'une pensée.
La notation ne peut se substituer au travail réalisé, elle est un index, le lieu d'une pensée qui s'élabore.
Autonome ou nécessaire, le dessin se développera autour de sujets de réflexion et de projets personnels.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.
Évaluation lors du bilan semestriel.

Bibliographie :
Drawing now : eight propositions, Laura Hoptman, MoMA, 2003
Drawing from the Modern,
Volume 1 : 1880-1940 Jodi Hauptman,
Volume 2 : 1945-1975 Gary Garrels,
Volume 3 : 1975-2005 Jordan Kantor,
MoMA 2004-2005
Paul Cox, « Coxcodex 1 », Seuil, 2003
« Méthode », Lux Valence, 2007
« Les carnets de dessin », Cabinet d’art graphique Ed Centre Georges Pompidou.

 Erreur 404 : fichier introuvableNicolas Frespech
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Cours sur les documents numériques, de la conception à la conservation.

Apprentissage des enjeux liés à l'écologie et à l'éthique des oeuvres numériques (logiciels Open Source, droits d'auteurs...).
Initiation et perfectionnement aux logiciels d'édition multimédia à travers différents exercices.

Contenu :
Découverte, analyse et pratique des oeuvres multimédias, plus particulièrement celles réalisées pour le réseau Internet.
Ce cours se propose de dresser un panorama des pratiques numériques dans le domaine de la documentation d'artiste et la PAO, mais aussi la DAO et CAO .
Le cours se propose de donner les bases nécessaires aux étudiants pour envisager une pratique critique liée aux outils d'édition contemporains.
Quels supports pour quels usages ?
Chaque exercice permettra d’explorer les logiciels ou les langages convoqués par des contraintes particulières.
L'utilisation de logiciels et de formats libres sera encouragée. Les étudiants seront sollicités pour effectuer une veille informatique et artistique sur le réseau Internet : évolution des approches graphiques et éditoriales, évolution des logiciels et langages informatiques, évolution des pratiques liées aux différents supports numériques, édition numérique (livres d'artistes numériques...), etc...

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et rendu personnel.

Bibliographie :
Sitographie :
Ressources cours : http://www.twitter.com/enbanf
« Erreur d’impression. Publier à l’ère du numérique » : http://espacevirtuel.jeudepaume.org/erreur-dimpression-1674/
Open Source Publishing : http://osp.kitchen


- Nicolas Thély, « Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) », Les Presses du réel, 2002
- Nicolas Thély, « Mes favoris », MIX, 2008
- Nicolas Thély, « Basse def : Partage de données », Les Presses du réel, 2008
- Fred Forest, « Pour un art actuel : L'art à l'heure d'Internet », L'Harmattan, 1998
- Annick Bureaud, Nathalie Magnan, « Connexions : Art, réseaux, media », Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 2002
- Camille Paloque-Berges, « Poétique des Codes sur le Réseau Informatique », Archives Contemporaines, 2009
- Dragan Espenschied, Olia Lialina, « Digital Folklore », Merz Akademie, 2009
- Leszek Brogowski, « Editer l'art », La Transparence, 2010
- Anne Moeglin-Delcroix , « Esthétique du livre d'artiste 1960-1980 : Une introduction à l'art contemporain », Le mot et le reste, 2012
- Edmond Couchot, « La Technologie dans l'art : De la photographie à la réalité virtuelle », Jacqueline Chambon, 2002
- Norbert Hillaire , Edmond Couchot, « L'Art numérique : Comment la technologie vient au monde de l'art », Flammarion, 2003
- Jean-Paul Fourmentraux, « Art et Internet : Les nouvelles figures de la création », CNRS, 2005
- Rachel Greene, « L'Art Internet », Thames et Hudson, 2005
- Mark Tribe, Reena Jana, « Art des nouveaux médias »,Taschen, 2006
- Fred Forest, « Art et Internet », Cercle d'Art, 2008
- « 15 ans de création artistique sur Internet », Les guides MCD, Musique et cultures digitales, 2009
- « ART++ », collectif, HYX, 2011
- Nicolas Bourriaud, « Radicant : Pour une esthétique de la globalisation », Denoël, 2009
- Jean Michel Oullion, « Les métiers d'internet - Le guide 2010-2011 », L’étudiant, 2010
- Anne Laforet., « Le Net Art au musée. Stratégies de conservation des oeuvres en ligne », Questions théoriques, coll. L>P, 2010
- Collectif, « Recherche et Création. Art, technologie, pédagogie,innovation », Editions du Parc, ENSA Nancy, 2009

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit de permettre à l’étudiant de mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions de relation, de comparaison et de signification.
Il s’agit de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements (espaces architecturés, espaces sociaux, espaces politiques...).
Voir et construire, plastiquement et conceptuellement. L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité. L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties. 
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
Monique Deregibus
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur devant l’œuvre. Nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'articule sur l'alternance permanente d'une pratique photographique régulière de votre part et du développement d'une démarche personnelle, et d'autre part d'une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Cette année se termine aussi le projet au musée gallo-romain de Saint-Romain en Gall, amorcé l'année dernière. L'exposition aura lieu en décembre. Les étudiants qui rejoignent le studio cette année participeront donc aussi à l'élaboration et au montage de l'exposition.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagnent ce studio.

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Contextualisation / pôle Art4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 4

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Histoire / Culture / pôle Art6Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mieux comprendre et analyser les textes (de portée critique, artistique, littéraire, historique, articles de presse).
Affiner la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Développer l'expression orale informelle dans des contextes divers.
Utiliser des supports d'internet tels que 'Voicethread' pour faire des présentations des travaux.

Contenu :
Analyse de textes avec présentation et discussion.
Analyse de films, enregistrement sonores et d'autres supports en rapport avec le monde de l'art.
Visites d'expositions avec l'objectif d'analyser et de parler des œuvres présentées.
Présentation de travaux (écrit, oral, outils d'internet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Bilan semestriel

Bibliographie :
- « Global English (Intermediate et Upper Intermediate) », Macmillan
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- M. Swan, « Intermediate Language Practice », Macmillan
- J. Gaiger, « Art of the Twentieth Century », Yale University Press

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours porte sur une deux décennies, les années 1970 et 1980. Cela pour étudier précisément les questions qu’elles voient naitre et pour considérer comment les œuvres trouvent une place dans les débat théoriques et enjeux sociaux qui leurs sont contemporains.
Cette période est celle qui voit l’apparition d’un certain nombre de débats critiques qui relèvent de la place et du rôle de l’artiste dans la société. Ils sont générés pour un contexte qui connaît tour à tout la fin des utopies portées par les mouvement de 1968, l’apparition d’une forme d’hédonisme porté par le mouvement du Punk, le cynisme prôné dans les années 1980 par l’expansion du marché et la déréglementation économique, le retour des revendications minoritaires et du mouvement de reconnaissance des malades du SIDA. L’art dans ses formes et ses enjeux accompagne ces débats qui à chaque fois posent la question du rôle de l’artiste et de la portée de son œuvre.
Ces questions trouvent aujourd’hui encore une actualité et façonnent certaines de nos façons d’envisager l’art et son positionnement face, contre ou avec le monde qui l’entour. C’est en sommes vers cette actualité qu’est tendu ce cours. Organisé de façons thématiques autour de certains enjeux relatifs au positionnement de l’artiste, il propose de les mettre en perspective dans les résonances qu’ils ont aujourd’hui.

Contenu :
Aux États-Unis, la période qui s’ouvre au milieu des années 1970 commence lorsque s’essoufflent les élans utopiques qui ont culminés avec l’année 1968. Le retour à une réalité terre à terre est marqué d’un coté par une forme de désenchantement face à une société qui se révèle violente et injuste socialement, de l’autre par le cynisme d’une acceptation des règles nouvelles imposées par une économie globale et post-industrielle. Marqueurs de ses deux postures, les dernières années 1970 voient l’arrivée concomitante des punks avec leur mot d’ordre « no futur » et des yuppies prêts à faire des affaires dans ce nouveau capitalisme.
Le monde de l’art est également secoué par ces questions de positionnement dans le champ social comme dans celui de l’économie. Le développement de pratiques qui ne se cantonnent plus à la seule production en atelier mais font appel à des outils industriels, au cinéma, à la télévision ou a toutes autres technologies impliquant matériel de pointe et équipe de spécialistes impose une redéfinition du rôle de l’artiste devenu entrepreneur. Cette hybridation des pratiques se fait aussi dans un frottement avec la culture de masse. Parce que ses outils sont exploités, mais aussi parce que les frontières entre territoires deviennent plus floues. Ainsi l’apparition d’une société post-industrielle dans laquelle le divertissement prend une place de plus en plus importante impose aux artistes une redéfinition de leurs postures.
Comment continuer à tenir une position radicale dans une société où la culture n’est plus un territoire clairement défini et où tout semble soluble dans le divertissement ? Cette question traverse les années 1970 et 1980 et voit éclore un certains nombres de tentatives de réponses diverses. De la mise en doute de la possibilité de tenir une postion critique à l’exploitation des outils du divertissement pour porter un discours de lutte, ce sont autour de ces tentatives de définir le rôle de l’artiste que se construit ce cours.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Espèce d’espace », Grenoble, Le Magasin, 2008
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Images et (re)présentations », Grenoble, Le Magasin, 2009
Bernard Blistène, Catherine David et Alfred Pacquement (dir.), « L'époque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou – Musée national d'art moderne, 1987
Douglas Crimp, « PICTURES : S'approprier la photographie, New York, 1979-2014 », Cherbourg, le point du Jour, 2016
Hal Foster, « Le retour du réel »,Bruxelles, La lettre volée, 2005

Support de cours :
Cours magistral

 Philosophie et art contemporainVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le cours portera sur la question des lectures que les artistes contemporains ont pu faire de philosophes - qu'ils leurs soient contemporains ou pas. Il s'agira de se pencher sur les usages que les artistes contemporains ont pu faire de la philosophie. Les artistes lisent la philosophie, mais leurs lectures ne sont pas à proprement parler philosophiques (un artiste n'est pas un philosophe) : elles sont artistiques. On s'attardera donc sur quelques types de lectures qui ont pu être opérées et quels types d'oeuvres elles ont pu influencer voire déterminer.
L'objectif du cours est double : d'abord historique et informatif, il s'agit de compléter le champ de connaissances de l'étudiant sur les spécificités de l'art contemporain et de son histoire. Il est ensuite pédagogique : il s'agit de décomplexer l'approche que l'étudiant peut avoir de textes philosophiques. Si les artistes conceptuels ont cru que la théorie était une forme pure, ce cours tâchera de montrer que ce n'est qu' un matériau. Et qu'il appartient aux étudiants de s'en emparer.

Contenu :
L’art conceptuel renverse le rapport possible entre art et philosophie : alors que la philosophie avait pour tâche de dire ce qu’est l’art (et souvent avec une connaissance limitée voire indigente de l’art de son temps…), Joseph Kosuth déclare en 1969 que « l’art dépasse la philosophie » (Art after Philosophy, Studio International). Si tous les artistes ne vont pas jusqu’à cette extrémité, quels usages ont-ils fait de la philosophie ? Le cours s’articulera autour des lectures et usages de textes philosophiques par des artistes depuis la seconde moitié du 20ème siècle, et des œuvres que ces lectures ont pu motiver. Il s’agira de comprendre comment, en paraphrasant Kosuth, les artistes utilisent la philosophie. Il s’agira également de se demander quels types d’usages de la philosophie sont possibles, et s’il n’y aurait pas une histoire de la lecture, par des artistes, de la philosophie.

Le second semestre (S4) sera dédié aux lectures philosophiques d'artistes ne relevant en rien de l'art conceptuel, et aux usages qu'ils en ont fait.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
- Art conceptuel une entologie, Sous la direction de Gauthier Hermann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, Paris, MIX, 2008
- Art conceptuel Formes conceptuelles, Galerie 1900-2000, Galerie de Poche, Paris, 1990.
- L’Art conceptuel, une perspective, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2e édition, 1991.
- Art conceptuel I, CAPC, Bordeaux, 1988.
- Peter Osborne, Art conceptuel, éd. Phaidon, Paris, 2006.
- Benjamin Buchloh, De l’esthétique d’administration à la critique institutionnelle (aspects de l’Art conceptuel, 1962-1969), Essais historiques II, Art édition, Lyon, 1992.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Problématique / Méth pôle Art8Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Sources et ressourcesVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
- constitution d'un corpus de références personnelles : artistes, oeuvres, textes
- production textuelle justifiant et expliquant les choix opérés dans leurs double dimension analytique et critique.

Contenu :
SOURCES
Il s'agira pour l'étudiant d'identifier des 'sources' personnelles comprises dans un sens large. Il s'agira d'affirmer des goûts, des intérêts, de réunir une documentation qui lui soit propre. Que ces sources aient nourri sa production personnelle, ou qu'elles puissent à l'avenir avoir cette fonction, il s'agira avant tout de constituer un champ de références personnelles et d'être capable d'en rendre compte par écrit.
Il n'y a pas de 'source', ou d'origine première : elles se construisent rétroactivement.

RESSOURCES
Il s'agira alors d'utiliser les utiliser des outils documentaires pour mener à bien cette recherche : bibliothèque, internet, presse, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel. Production et assiduité

Bibliographie :
Bettina Funcke, 'New York Twice', downloadable sur le site http://www.airdeparis.com/download.htm
Vincent Romagny, 'Sources', Immixtion Books/Rond Point Project, Marseille, 2012

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Pratique / Expérimen pôle Art12'Hello World!'Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage d'une méthode critique d'analyse d'oeuvres numériques.
Apprentissage des enjeux liés à la conservation des oeuvres numériques, sites Internet, photographie numérique... (indexation,conservation et valorisation des créations...).
Apprentissage des enjeux liés à l'écologie et à l'éthique des oeuvres numériques (logiciels Open Source, droits d'auteurs...).
Initiation et perfectionnement aux logiciels d'édition multimédia à travers différents exercices.
Edition numérique (livres d'artistes numériques...).
Initiation au fonctionnement du Commons'Lab (3D, impression 3D...)
Acquisition d'une culture net art.

Contenu :
Le studio propose de dresser un panorama des pratiques artistiques liées au réseau Internet de ces 20 dernières années.
Découverte, analyse et pratique des oeuvres multimédias, plus particulièrement celles réalisées pour le réseau Internet.

Tous connecté ? Web 2.0, Web sémantique, Internet mobile, livre numérique, Arduino, réalité augmentée ou puces RFID...autant de champs d'expression et de réflexion à disposition des artistes.

Ce studio se propose d'offrir aux étudiants les bases nécessaires pour envisager une pratique numérique en cohérence avec leurs différents projets artistiques.

Chaque exercice permettra d’explorer les logiciels ou les langages convoqués par des contraintes particulières. Ces exercices individuels et de groupe devront répondre à des sujets liés à l’actualité culturelle, sociale... La réactivité, à l’image de ce qu’il se passe sur les réseaux, sera valorisée. L'utilisation de logiciels et de formats libres sera encouragée. Les étudiants seront sollicités pour effectuer une veille informatique et artistique sur le réseau Internet : évolution des approches graphiques et éditoriales, évolution des logiciels et langages informatiques, évolution des pratiques liées aux différents supports numériques.
Les étudiants seront aussi invités à pratiquer des outils pour apprendre à maitriser leur communication sur le réseau (PAO, liste de diffusion...).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et rendu personnel.

Bibliographie :
- Nicolas Thély, « Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) », Les Presses du réel, 2002
- Nicolas Thély, « Mes favoris », MIX, 2008
- Nicolas Thély, « Basse def : Partage de données », Les Presses du réel, 2008
- Fred Forest, « Pour un art actuel : L'art à l'heure d'Internet », L'Harmattan, 1998
- Annick Bureaud, Nathalie Magnan, « Connexions : Art, réseaux, media », Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 2002
- Camille Paloque-Berges, « Poétique des Codes sur le Réseau Informatique », Archives Contemporaines, 2009
- Dragan Espenschied, Olia Lialina, « Digital Folklore », Merz Akademie, 2009
- Leszek Brogowski, « Editer l'art », La Transparence, 2010
- Anne Moeglin-Delcroix , « Esthétique du livre d'artiste 1960-1980 : Une introduction à l'art contemporain », Le mot et le reste, 2012
- Edmond Couchot, « La Technologie dans l'art : De la photographie à la réalité virtuelle », Jacqueline Chambon, 2002
- Norbert Hillaire , Edmond Couchot, « L'Art numérique : Comment la technologie vient au monde de l'art », Flammarion, 2003
- Jean-Paul Fourmentraux, « Art et Internet : Les nouvelles figures de la création », CNRS, 2005
- Rachel Greene, « L'Art Internet », Thames et Hudson, 2005
- Mark Tribe, Reena Jana, « Art des nouveaux médias »,Taschen, 2006
- Fred Forest, « Art et Internet », Cercle d'Art, 2008
- « 15 ans de création artistique sur Internet », Les guides MCD, Musique et cultures digitales, 2009
- « ART++ », collectif, HYX, 2011
- Nicolas Bourriaud, « Radicant : Pour une esthétique de la globalisation », Denoël, 2009
- Jean Michel Oullion, « Les métiers d'internet - Le guide 2010-2011 », L’étudiant, 2010
- Anne Laforet., « Le Net Art au musée. Stratégies de conservation des oeuvres en ligne », Questions théoriques, coll. L>P, 2010
- Collectif, « Recherche et Création. Art, technologie, pédagogie,innovation », Editions du Parc, ENSA Nancy, 2009

Webographie :
Ressources du cours consultables à cette adresse : http://www.twitter.com/enbanf
http://www.poptronics.fr http://www.ecrans.fr http://culturevisuelle.org/icones/

 1234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir présenter le travail d’un artiste ou des artistes en mettant l’accent sur les concepts et enjeux de leur ou les démarches.

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Préparer et faire une présentation orale, illustrée par des images projetées montrant la pratique, les concepts et la démarche d’un artiste ou des artistes en relation avec les problématiques, au sens le plus large possible, de la sculpture, les 1234 objets contemporains.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif pour travailler principalement les problématiques des objets sculpturaux.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire un objet ou une série d’objets qui relèvent du territoire de la sculpture ou plus largement du territoire de l’art.
Quelles sont les possibilités, quelles sont les contraintes en relation avec les enjeux d’aujourd’hui et ceci dans le contexte du pôle volume, de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays, son continent et le contexte international...
La fabrication des objets, des sculptures, pose des questions pragmatiques, mais également philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur, mais égaiement par chaque étudiant lors d’un exposé d’une quinzaine de minutes.
L’expérimentation est individuelle en relation avec les techniciens du pôle volume .
La réalisation est suivie individuellement et validée par le professeur et les techniciens du pôle volume.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 DessinVeit Stratmann
Florence Davoine
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
- Développer la capacité de perception et la notation comme outil de réflexion.
- Inventer les moyens en dessin pour dire sa perception du monde ou synthétiser un projet de travail.
- Découvrir sa propre méthodologie, la place et la fonction que chacun donne au dessin.
- Explorer les différents champs que cette pratique traverse.

Contenu :
Nous parlons du dessin dans sa capacité unique de pouvoir être à la fois un outil de réflexion, de distanciation, de projection et
une fin plastique en soi. L'un pouvant basculer dans l'autre.
Le dessin, considéré comme un geste premier, relié à l'être permet de se reconnaître et de se confronter à soi-même.
La prise de notes ne relève ni d'une thématique, ni d'une problématique, elle permet de faire apparaître la trajectoire d'une pensée.
La notation ne peut se substituer au travail réalisé, elle est un index, le lieu d'une pensée qui s'élabore.
Autonome ou nécessaire, le dessin se développera autour de sujets de réflexion et de projets personnels.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.
Évaluation lors du bilan semestriel.

Bibliographie :
Drawing now : eight propositions, Laura Hoptman, MoMA, 2003
Drawing from the Modern,
Volume 1 : 1880-1940 Jodi Hauptman,
Volume 2 : 1945-1975 Gary Garrels,
Volume 3 : 1975-2005 Jordan Kantor,
MoMA 2004-2005
Paul Cox, « Coxcodex 1 », Seuil, 2003
« Méthode », Lux Valence, 2007
« Les carnets de dessin », Cabinet d’art graphique Ed Centre Georges Pompidou.

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit de permettre à l’étudiant de mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions de relation, de comparaison et de signification.
Il s’agit de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements (espaces architecturés, espaces sociaux, espaces politiques...).
Voir et construire, plastiquement et conceptuellement. L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité. L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
Monique Deregibus
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur devant l’œuvre. Nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'articule sur l'alternance permanente d'une pratique photographique régulière de votre part et du développement d'une démarche personnelle, et d'autre part d'une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Cette année se termine aussi le projet au musée gallo-romain de Saint-Romain en Gall, amorcé l'année dernière. L'exposition aura lieu en décembre. Les étudiants qui rejoignent le studio cette année participeront donc aussi à l'élaboration et au montage de l'exposition.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Contextualisation / pôle Art4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 5

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Histoire / Culture / pôle Art7Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Faciliter l'intégration des étudiants dans la vie universitaire ou professionnelle et sociale du pays d’accueil dans le cadre d'un séjour à l'étranger.
Prendre conscience des différentes étapes d'adaptation généralement rencontrées lors du séjour et au retour, et tenter d’apprendre à les gérer.

Contenu :
Rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, dégager des pistes de recherche, rédiger et parler de ses travaux et de leurs enjeux.
Apprendre à concevoir un portfolio (choix iconographiques, rédaction).
Améliorer la prononciation en anglais.
Maitriser un vocabulaire spécifique lié à la pratique artistique.
Développer l'aisance orale pour la présentation des travaux.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu associé à une présentation orale et un examen écrit lors des deux bilans semestriels.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- « Dictionnaire bilingue », Robert et Collins
- C. Godefroy, S. Godefroy , « Confident Public Speaking : How to Communicate Effectively », Piatkus Books
- S. Barnet, « A Short Guide to Writing About Art »
- M. Curtis, « Oxford Guide to Plain English »

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours porte sur une deux décennies, les années 1970 et 1980. Cela pour étudier précisément les questions qu’elles voient naitre et pour considérer comment les œuvres trouvent une place dans les débat théoriques et enjeux sociaux qui leurs sont contemporains.
Cette période est celle qui voit l’apparition d’un certain nombre de débats critiques qui relèvent de la place et du rôle de l’artiste dans la société. Ils sont générés pour un contexte qui connaît tour à tout la fin des utopies portées par les mouvement de 1968, l’apparition d’une forme d’hédonisme porté par le mouvement du Punk, le cynisme prôné dans les années 1980 par l’expansion du marché et la déréglementation économique, le retour des revendications minoritaires et du mouvement de reconnaissance des malades du SIDA. L’art dans ses formes et ses enjeux accompagne ces débats qui à chaque fois posent la question du rôle de l’artiste et de la portée de son œuvre.
Ces questions trouvent aujourd’hui encore une actualité et façonnent certaines de nos façons d’envisager l’art et son positionnement face, contre ou avec le monde qui l’entour. C’est en sommes vers cette actualité qu’est tendu ce cours. Organisé de façons thématiques autour de certains enjeux relatifs au positionnement de l’artiste, il propose de les mettre en perspective dans les résonances qu’ils ont aujourd’hui.

Contenu :
Aux États-Unis, la période qui s’ouvre au milieu des années 1970 commence lorsque s’essoufflent les élans utopiques qui ont culminés avec l’année 1968. Le retour à une réalité terre à terre est marqué d’un coté par une forme de désenchantement face à une société qui se révèle violente et injuste socialement, de l’autre par le cynisme d’une acceptation des règles nouvelles imposées par une économie globale et post-industrielle. Marqueurs de ses deux postures, les dernières années 1970 voient l’arrivée concomitante des punks avec leur mot d’ordre « no futur » et des yuppies prêts à faire des affaires dans ce nouveau capitalisme.
Le monde de l’art est également secoué par ces questions de positionnement dans le champ social comme dans celui de l’économie. Le développement de pratiques qui ne se cantonnent plus à la seule production en atelier mais font appel à des outils industriels, au cinéma, à la télévision ou a toutes autres technologies impliquant matériel de pointe et équipe de spécialistes impose une redéfinition du rôle de l’artiste devenu entrepreneur. Cette hybridation des pratiques se fait aussi dans un frottement avec la culture de masse. Parce que ses outils sont exploités, mais aussi parce que les frontières entre territoires deviennent plus floues. Ainsi l’apparition d’une société post-industrielle dans laquelle le divertissement prend une place de plus en plus importante impose aux artistes une redéfinition de leurs postures.
Comment continuer à tenir une position radicale dans une société où la culture n’est plus un territoire clairement défini et où tout semble soluble dans le divertissement ? Cette question traverse les années 1970 et 1980 et voit éclore un certains nombres de tentatives de réponses diverses. De la mise en doute de la possibilité de tenir une postion critique à l’exploitation des outils du divertissement pour porter un discours de lutte, ce sont autour de ces tentatives de définir le rôle de l’artiste que se construit ce cours.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Espèce d’espace », Grenoble, Le Magasin, 2008
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Images et (re)présentations », Grenoble, Le Magasin, 2009
Bernard Blistène, Catherine David et Alfred Pacquement (dir.), « L'époque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou – Musée national d'art moderne, 1987
Douglas Crimp, « PICTURES : S'approprier la photographie, New York, 1979-2014 », Cherbourg, le point du Jour, 2016
Hal Foster, « Le retour du réel »,Bruxelles, La lettre volée, 2005

Support de cours :
Cours magistral

 Philosophie et art contemporainVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le cours portera sur la question des lectures que les artistes contemporains ont pu faire de philosophes - qu'ils leurs soient contemporains ou pas. Il s'agira de se pencher sur les usages que les artistes contemporains ont pu faire de la philosophie. Les artistes lisent la philosophie, mais leurs lectures ne sont pas à proprement parler philosophiques (un artiste n'est pas un philosophe) : elles sont artistiques. On s'attardera donc sur quelques types de lectures qui ont pu être opérées et quels types d'oeuvres elles ont pu influencer voire déterminer.
L'objectif du cours est double : d'abord historique et informatif, il s'agit de compléter le champ de connaissances de l'étudiant sur les spécificités de l'art contemporain et de son histoire. Il est ensuite pédagogique : il s'agit de décomplexer l'approche que l'étudiant peut avoir de textes philosophiques. Si les artistes conceptuels ont cru que la théorie était une forme pure, ce cours tâchera de montrer que ce n'est qu' un matériau. Et qu'il appartient aux étudiants de s'en emparer.

Contenu :
L’art conceptuel renverse le rapport possible entre art et philosophie : alors que la philosophie avait pour tâche de dire ce qu’est l’art (et souvent avec une connaissance limitée voire indigente de l’art de son temps…), Joseph Kosuth déclare en 1969 que « l’art dépasse la philosophie » (Art after Philosophy, Studio International). Si tous les artistes ne vont pas jusqu’à cette extrémité, quels usages ont-ils fait de la philosophie ? Le cours s’articulera autour des lectures et usages de textes philosophiques par des artistes depuis la seconde moitié du 20ème siècle, et des œuvres que ces lectures ont pu motiver. Il s’agira de comprendre comment, en paraphrasant Kosuth, les artistes utilisent la philosophie. Il s’agira également de se demander quels types d’usages de la philosophie sont possibles, et s’il n’y aurait pas une histoire de la lecture, par des artistes, de la philosophie.

Le premier semestre (S5) sera dédié à l'art conceptuel : ses textes fondateurs, ses sources, ses formes, mais aussi les critiques qui lui ont été adressées et ses formes actuelles.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
- Art conceptuel une entologie, Sous la direction de Gauthier Hermann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, Paris, MIX, 2008
- Art conceptuel Formes conceptuelles, Galerie 1900-2000, Galerie de Poche, Paris, 1990.
- L’Art conceptuel, une perspective, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2e édition, 1991.
- Art conceptuel I, CAPC, Bordeaux, 1988.
- Peter Osborne, Art conceptuel, éd. Phaidon, Paris, 2006.
- Benjamin Buchloh, De l’esthétique d’administration à la critique institutionnelle (aspects de l’Art conceptuel, 1962-1969), Essais historiques II, Art édition, Lyon, 1992.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Problématique / Méth pôle Art6Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Séminaire de culture générale François Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de ce séminaire est de permettre aux étudiants de commencer à élaborer une méthode d’analyse d’œuvre. L’accent sera donc mis sur le développement d’une capacité à produire une étude personnelle appuyée sur un outillage théorique adéquat, ainsi que sur les modalités d’une recherche efficace. Il s’agit donc, dans un premier temps, d’identifier, trouver et exploiter des sources avec discernement afin de se construire son propre champ de références pour, dans un deuxième temps, en produire un éclairage pertinent.
L’objectif n’est donc pas tant de devenir spécialiste d’un domaine que de s’approprier des références et trouver des liens ou pistes de travail qui relèvent d’une analyse et d’un éclairage personnel.
Dans un premier temps l’élaboration de cette réflexion se fera par la discussion en groupe avec pour objectif que chaque étudiant propose ensuite, comme compte rendu de sa réflexion, un exposé. Enfin, il s’agira, à partir de celui-ci de produire un texte d’environ 25 000 signes comme exercice préparatoire au mémoire qui sera réalisé à l’issue de la 5e année.

Contenu :
Chaque étudiant est invité à analyser une œuvre contemporaine en en proposant une lecture personnelle et en ce sens, inédite. Pour ce faire les étudiants seront invités à explorer des domaines de connaissances exogènes qui leur paraissent pertinents pour s’approprier intellectuellement leur objet d’étude.
Pour cela seront examinées avec attention les sources d’information utilisées et la façon de les utiliser. Le but de cet exercice étant d’être capable de prendre du recul et d’apprécier la nature des lectures et des interprétations disponibles sur lesquelles s’appuyer pour tenter de produire les siennes.
Il s’agira ainsi de tisser des liens et interprétations spécifiques en s’appuyant sur des comparaisons mais aussi sur des analyses des conditions d’apparitions de la ou des œuvres étudiées. Pour ce faire l’accent est mis sur l’importance de contextualiser l’œuvre que l’on évoque afin de préciser la lecture que l’on en fait.
Pour que celle-ci soit la plus précis possible, une attention particulière est portée au sens des termes utilisés. Etre capable d’utiliser avec clarté un vocabulaire spécifique est ici indispensable.
Enfin la façon d’organiser son propos est importante pour lui donner corps. Là encore il s’agit de définir ce qui semble le plus pertinent pour donner un éclairage particulier aux sujets traités.
Outre ces points méthodologiques et quelques autres, les séances seront dédiées à la discussion à propos des recherches des uns et des autres, à la lecture de textes de référence et à la présentation d’exposés.

Mode d'évaluation :
Evaluation sur la participation aux séances, les exposés et les mémoires rendus en fin d’année.

 Textes et documentsNicolas Romarie
François Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de cet atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie est de sensibiliser les étudiants à la documentation de leurs travaux. Il s’agit donc de réfléchir et de concevoir les moyens de rendre compte de leurs recherches et de leurs productions. Seront ainsi considérés l’écriture, la captation et l'apport de documents de toutes sortes pour présenter les enjeux de leurs travaux et leurs démarches.
Une attention particulière sera portée à l’adéquation entre les moyens employés et l’objectif de la documentation, ce qu’elle tend à montrer et veut mettre en avant. En effet, une performance ne se documente pas de la même façon qu’une sculpture par exemple. Ainsi il faut envisager ce qui correspond le mieux à chaque démarche, car toutes les peintures ne nécessitent pas le même type de reproduction selon ce qu’on veut en montrer.
A l’encontre d’un formatage ou d’une grille applicable de la même façon à tous nous nous tenterons donc de trouver comment rendre compte d’un travail en son absence.

Contenu :
Le matin l’atelier « Le Blurb » conduit par François Aubart porte sur la rédaction d’un texte de présentation. Celui-ci devra formuler le mieux possible la démarche et de la pratique des étudiants. Nous chercherons les moyens les plus adéquats pour décrire ce qui motive et nourrit leurs travaux en analysant certains textes et notions pour les mettre en application dans l’écriture.
L’après midi est dédié à « La documentation » avec François Aubart et Nicolas Romarie. Seront étudiés documents, livres, catalogues, portfolios d'artistes choisis en fonction de leur exemplarité, leur diversité, leur singularité. Seront aussi considérés les outils de mise en page et d'impression nécessaires à la réalisation d’une documentation. Cela pour nourrir les pratiques de chacun.
Ces séances de travail et d’échange ont pour finalité la production d’une documentation.

Mode d'évaluation :
Evaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Pratique / Expérimen pôle Art121234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir présenter le travail d’un artiste ou des artistes en mettant l’accent sur les concepts et enjeux de leur ou les démarches.

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Préparer et faire une présentation orale, illustrée par des images projetées montrant la pratique, les concepts et la démarche d’un artiste ou des artistes en relation avec les problématiques, au sens le plus large possible, de la sculpture, les 1234 objets contemporains.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif pour travailler principalement les problématiques des objets sculpturaux.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire un objet ou une série d’objets qui relèvent du territoire de la sculpture ou plus largement du territoire de l’art.
Quelles sont les possibilités, quelles sont les contraintes en relation avec les enjeux d’aujourd’hui et ceci dans le contexte du pôle volume, de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays, son continent et le contexte international...
La fabrication des objets, des sculptures, pose des questions pragmatiques, mais également philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur, mais égaiement par chaque étudiant lors d’un exposé d’une quinzaine de minutes.
L’expérimentation est individuelle en relation avec les techniciens du pôle volume .
La réalisation est suivie individuellement et validée par le professeur et les techniciens du pôle volume.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 165 235 / dessin-éditionNicolas Romarie
Florence Davoine
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
- Développer puis rendre visible la pratique du dessin dans sa diversité et la confronter aux notions d'impression et d'édition.
Une contrainte de format, 165 x 235 mm est proposée, le format libre étant aussi possible.
- Se confronter aux différents supports et techniques d'impression, à la monstration, la reproduction, la diffusion.

Contenu :
Quels que soient les formes et les supports engagés, les outils utilisés, il s'agit de rendre compte de la nature, de l'ampleur et de la singularité de chaque pratique dessinée, en composant avec le choix d'un format.
Le dessin, dans son économie de moyens étant considéré comme champ d’expérimentation aux fonctions et statuts multiples : outil de réflexion, de notation, de projection, médium en soi…
Les notions d'échelle, de mise en page, d'articulation, de relation au texte si nécessaire, de typographie, de papier, de techniques d'impression et de façonnage seront abordées dans ce contexte.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluation en fin de semestre.
Le module est organisé sur l'année complète :
1/ d'octobre à janvier : pratique de dessin, élaboration, réflexion, choix de projets pour l'édition.
2/ de janvier à mai : conception, impression, façonnage.

Bibliographie :
- Collection « Dessin », Attitudes/éditions, Genève
- Collection « Dessins », Pierre Guislain, Le Havre
- « TOC », revue de dessins SMP, Marseille
- Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk, modes of multiplication: a sourcebook on independent art publishing 1999-2009 », JRP, Ringier et Kunstbibliothek Staatliche Museen zu Berlin, 2009
- Anne Moeglin-Delcroix, « Esthétique du livre d'artiste », réédition, Le mot et le reste, 2012
- Gauthier Herrmann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos (dir.), « Art conceptuel, une entologie », Mix, Paris, 2008
- « L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008

- Éditeurs, distributeurs, librairies : Nieves, Zürich ; Roma Publications, Amsterdam ; Motto
Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich ; Boabooks, Genève; JRP | Ringier, Zürich; Castillo/Corrales, Paris; Christophe Daviet-Thery,
Paris ; Florence Loewy, Paris ; Cneai, Chatou ; Printed Matter, New York.

- Salons de l'édition d'artistes : Offprint, Paris ; Missread, Berlin ; New York Art Book Fair

 Atelier d' arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Patrick Beurard-Valdoye :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
L’oralité a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (historiques ou contemporains), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail et d’en discuter collectivement. La question du dire à haute voix et du lire est abordée.
Il est également proposé des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture romanesque ou dramaturgique, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.


Jérôme Mauche : 
On insistera cette année sur deux modalités de pratiques qui peuvent sembler antithétiques :
1) d’une part les techniques scripturales descriptives : à savoir méthode objectiviste, documentaire, prélèvement, copie, imitation, reprise, détournement, en ce qu’elles permettent de zoomer de la quotidienneté aux univers médiats (journalistique, artistique, scientifique, juridique, médical, chorégraphique par exemple, et aux stéréotypes qui y règnent);
2) de l’autre les usages et métaphores à l’œuvre dans certains objets provenant de contextes éloignés (temps, mœurs, espace), qu’on s’efforcera de laisser agir dans nos vies et dans nos travaux, sur le mode de la persistance comme de l’anticipation : ainsi le corail, le pixel, l’affinité élective, la chute, la maison de la vie, l’encyclopédie interminable constitueront quelques-uns des axes de recherche.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

Support de cours :
Atelier collectif théorique et pratique et suivi individuel.

 Club informatiqueNicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Comme à l’apparition de tout nouveau médium, les artistes se sont emparés, depuis plusieurs années, de la sphère du numérique pour l’explorer comme « nouvelle frontière ». L’idée est d’investir cette réalité, non comme outil, mais comme espace de projet - d’utopie. Trouver des « données » spécifiques qui permettront d’élaborer des projets de réalités [diffé-rentes], (la réalité augmentée par exemple !).

Contenu :
La lecture d’œuvres, associée à une approche théorique, sera un des temps de travail pour comprendre où se situe le 'numérique' et comment s’emparer de ses éléments singuliers et de ses territoires connexes. Le studio propose aussi de s’aventurer dans des projets sans pré-requis. Il s’agira dans un deuxième temps d’en définir les conditions de production (économie des compétences et des contingences) et de mettre en œuvre, si possible, des réalisations.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, projet personnel et bilan semestriel.

Bibliographie :
Chaos Computer Club https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit de permettre à l’étudiant de mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions de relation, de comparaison et de signification.
Il s’agit de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements (espaces architecturés, espaces sociaux, espaces politiques...).
Voir et construire, plastiquement et conceptuellement. L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité. L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
Monique Deregibus
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur devant l’œuvre. Nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'articule sur l'alternance permanente d'une pratique photographique régulière de votre part et du développement d'une démarche personnelle, et d'autre part d'une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Cette année se termine aussi le projet au musée gallo-romain de Saint-Romain en Gall, amorcé l'année dernière. L'exposition aura lieu en décembre. Les étudiants qui rejoignent le studio cette année participeront donc aussi à l'élaboration et au montage de l'exposition.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesGerald Petit
Kirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Un soir sans finGerald Petit
option0,00
 

Objectifs pédagogiques :
L'objectif est d'inventer un lieu le soir venu, une alternative à l'école pour une expérience collective, qui tramera des récits, des actions, des modes discursifs, des dîners, des expéditions et un point culminant rendu visible en fin d'année.

Contenu :
Que peut-on faire en réunion hors atelier et hors école, quand il s'agit d'ouvrir une brèche expérimentale la nuit tombée?
La nuit est ici autant le motif que le lieu du travail, une temporalité et un espace à conquérir que le groupe doit inventer et occuper sur une année.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Contextualisation / pôle Art5Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 6

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Histoire / Culture / pôle Art4Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Faciliter l'intégration des étudiants dans la vie universitaire ou professionnelle et sociale du pays d’accueil dans le cadre d'un séjour à l'étranger.
Prendre conscience des différentes étapes d'adaptation généralement rencontrées lors du séjour et au retour, et tenter d’apprendre à les gérer.

Contenu :
Rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, dégager des pistes de recherche, rédiger et parler de ses travaux et de leurs enjeux.
Apprendre à concevoir un portfolio (choix iconographiques, rédaction).
Améliorer la prononciation en anglais.
Maitriser un vocabulaire spécifique lié à la pratique artistique.
Développer l'aisance orale pour la présentation des travaux.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu associé à une présentation orale et un examen écrit lors des deux bilans semestriels.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- « Dictionnaire bilingue », Robert et Collins
- C. Godefroy, S. Godefroy , « Confident Public Speaking : How to Communicate Effectively », Piatkus Books
- S. Barnet, « A Short Guide to Writing About Art »
- M. Curtis, « Oxford Guide to Plain English »

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours porte sur une deux décennies, les années 1970 et 1980. Cela pour étudier précisément les questions qu’elles voient naitre et pour considérer comment les œuvres trouvent une place dans les débat théoriques et enjeux sociaux qui leurs sont contemporains.
Cette période est celle qui voit l’apparition d’un certain nombre de débats critiques qui relèvent de la place et du rôle de l’artiste dans la société. Ils sont générés pour un contexte qui connaît tour à tout la fin des utopies portées par les mouvement de 1968, l’apparition d’une forme d’hédonisme porté par le mouvement du Punk, le cynisme prôné dans les années 1980 par l’expansion du marché et la déréglementation économique, le retour des revendications minoritaires et du mouvement de reconnaissance des malades du SIDA. L’art dans ses formes et ses enjeux accompagne ces débats qui à chaque fois posent la question du rôle de l’artiste et de la portée de son œuvre.
Ces questions trouvent aujourd’hui encore une actualité et façonnent certaines de nos façons d’envisager l’art et son positionnement face, contre ou avec le monde qui l’entour. C’est en sommes vers cette actualité qu’est tendu ce cours. Organisé de façons thématiques autour de certains enjeux relatifs au positionnement de l’artiste, il propose de les mettre en perspective dans les résonances qu’ils ont aujourd’hui.

Contenu :
Aux États-Unis, la période qui s’ouvre au milieu des années 1970 commence lorsque s’essoufflent les élans utopiques qui ont culminés avec l’année 1968. Le retour à une réalité terre à terre est marqué d’un coté par une forme de désenchantement face à une société qui se révèle violente et injuste socialement, de l’autre par le cynisme d’une acceptation des règles nouvelles imposées par une économie globale et post-industrielle. Marqueurs de ses deux postures, les dernières années 1970 voient l’arrivée concomitante des punks avec leur mot d’ordre « no futur » et des yuppies prêts à faire des affaires dans ce nouveau capitalisme.
Le monde de l’art est également secoué par ces questions de positionnement dans le champ social comme dans celui de l’économie. Le développement de pratiques qui ne se cantonnent plus à la seule production en atelier mais font appel à des outils industriels, au cinéma, à la télévision ou a toutes autres technologies impliquant matériel de pointe et équipe de spécialistes impose une redéfinition du rôle de l’artiste devenu entrepreneur. Cette hybridation des pratiques se fait aussi dans un frottement avec la culture de masse. Parce que ses outils sont exploités, mais aussi parce que les frontières entre territoires deviennent plus floues. Ainsi l’apparition d’une société post-industrielle dans laquelle le divertissement prend une place de plus en plus importante impose aux artistes une redéfinition de leurs postures.
Comment continuer à tenir une position radicale dans une société où la culture n’est plus un territoire clairement défini et où tout semble soluble dans le divertissement ? Cette question traverse les années 1970 et 1980 et voit éclore un certains nombres de tentatives de réponses diverses. De la mise en doute de la possibilité de tenir une postion critique à l’exploitation des outils du divertissement pour porter un discours de lutte, ce sont autour de ces tentatives de définir le rôle de l’artiste que se construit ce cours.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Espèce d’espace », Grenoble, Le Magasin, 2008
Yves Aupetitallot (dir.), « Les années 1980 – Images et (re)présentations », Grenoble, Le Magasin, 2009
Bernard Blistène, Catherine David et Alfred Pacquement (dir.), « L'époque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou – Musée national d'art moderne, 1987
Douglas Crimp, « PICTURES : S'approprier la photographie, New York, 1979-2014 », Cherbourg, le point du Jour, 2016
Hal Foster, « Le retour du réel »,Bruxelles, La lettre volée, 2005

Support de cours :
Cours magistral

 Philosophie et art contemporainVincent Romagny
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le cours portera sur la question des lectures que les artistes contemporains ont pu faire de philosophes - qu'ils leurs soient contemporains ou pas. Il s'agira de se pencher sur les usages que les artistes contemporains ont pu faire de la philosophie. Les artistes lisent la philosophie, mais leurs lectures ne sont pas à proprement parler philosophiques (un artiste n'est pas un philosophe) : elles sont artistiques. On s'attardera donc sur quelques types de lectures qui ont pu être opérées et quelles types d'oeuvres elles ont pu influencer voire déterminer.
L'objectif du cours est double : d'abord historique et informatif, il s'agit de compléter le champ de connaissances de l'étudiant sur les spécificités de l'art contemporain et de son histoire. Il est ensuite pédagogique : il s'agit de décomplexer l'approche que l'étudiant peut avoir de textes philosophiques. Si les artistes conceptuels ont cru que la théorie était une forme pure, ce cours tâchera de montrer que ce n'est un matériau. Et qu'il appartient aux étudiants de s'en emparer.

Contenu :
L’art conceptuel renverse le rapport possible entre art et philosophie : alors que la philosophie avait pour tâche de dire ce qu’est l’art (et souvent avec une connaissance limitée voire indigente de l’art de son temps…), Joseph Kosuth déclare en 1969 que « l’art dépasse la philosophie » (Art after Philosophy, Studio International). Si tous les artistes ne vont pas jusqu’à cette extrémité, quels usages ont-ils fait de la philosophie ? Le cours s’articulera autour des lectures et usages de textes philosophiques par des artistes depuis la seconde moitié du 20ème siècle, et des œuvres que ces lectures ont pu motiver. Il s’agira de comprendre comment, en paraphrasant Kosuth, les artistes utilisent la philosophie. Il s’agira également de se demander quels types d’usages de la philosophie sont possibles, et s’il n’y aurait pas une histoire de la lecture, par des artistes, de la philosophie.

Le second semestre (S6) sera dédié aux lectures philosophiques d'artistes ne relevant en rien de l'art conceptuel, et aux usages qu'ils en ont fait.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
- Art conceptuel une entologie, Sous la direction de Gauthier Hermann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, Paris, MIX, 2008
- Art conceptuel Formes conceptuelles, Galerie 1900-2000, Galerie de Poche, Paris, 1990.
- L’Art conceptuel, une perspective, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2e édition, 1991.
- Art conceptuel I, CAPC, Bordeaux, 1988.
- Peter Osborne, Art conceptuel, éd. Phaidon, Paris, 2006.
- Benjamin Buchloh, De l’esthétique d’administration à la critique institutionnelle (aspects de l’Art conceptuel, 1962-1969), Essais historiques II, Art édition, Lyon, 1992.

Support de cours :
Cours magistral en amphi

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Problématique / Méth pôle Art4Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Séminaire de culture générale François Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de ce séminaire est de permettre aux étudiants de commencer à élaborer une méthode d’analyse d’œuvre. L’accent sera donc mis sur le développement d’une capacité à produire une étude personnelle appuyée sur un outillage théorique adéquat, ainsi que sur les modalités d’une recherche efficace. Il s’agit donc, dans un premier temps, d’identifier, trouver et exploiter des sources avec discernement afin de se construire son propre champ de références pour, dans un deuxième temps, en produire un éclairage pertinent.
L’objectif n’est donc pas tant de devenir spécialiste d’un domaine que de s’approprier des références et trouver des liens ou pistes de travail qui relèvent d’une analyse et d’un éclairage personnel.
Dans un premier temps l’élaboration de cette réflexion se fera par la discussion en groupe avec pour objectif que chaque étudiant propose ensuite, comme compte rendu de sa réflexion, un exposé. Enfin, il s’agira, à partir de celui-ci de produire un texte d’environ 25 000 signes comme exercice préparatoire au mémoire qui sera réalisé à l’issue de la 5e année.

Contenu :
Chaque étudiant est invité à analyser une œuvre contemporaine en en proposant une lecture personnelle et en ce sens, inédite. Pour ce faire les étudiants seront invités à explorer des domaines de connaissances exogènes qui leur paraissent pertinents pour s’approprier intellectuellement leur objet d’étude.
Pour cela seront examinées avec attention les sources d’information utilisées et la façon de les utiliser. Le but de cet exercice étant d’être capable de prendre du recul et d’apprécier la nature des lectures et des interprétations disponibles sur lesquelles s’appuyer pour tenter de produire les siennes.
Il s’agira ainsi de tisser des liens et interprétations spécifiques en s’appuyant sur des comparaisons mais aussi sur des analyses des conditions d’apparitions de la ou des œuvres étudiées. Pour ce faire l’accent est mis sur l’importance de contextualiser l’œuvre que l’on évoque afin de préciser la lecture que l’on en fait.
Pour que celle-ci soit la plus précis possible, une attention particulière est portée au sens des termes utilisés. Etre capable d’utiliser avec clarté un vocabulaire spécifique est ici indispensable.
Enfin la façon d’organiser son propos est importante pour lui donner corps. Là encore il s’agit de définir ce qui semble le plus pertinent pour donner un éclairage particulier aux sujets traités.
Outre ces points méthodologiques et quelques autres, les séances seront dédiées à la discussion à propos des recherches des uns et des autres, à la lecture de textes de référence et à la présentation d’exposés.

Mode d'évaluation :
Evaluation sur la participation aux séances, les exposés et les mémoires rendus en fin d’année.

 Textes et documentsNicolas Romarie
François Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de cet atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie est de sensibiliser les étudiants à la documentation de leurs travaux. Il s’agit donc de réfléchir et de concevoir les moyens de rendre compte de leurs recherches et de leurs productions. Seront ainsi considérés l’écriture, la captation et l'apport de documents de toutes sortes pour présenter les enjeux de leurs travaux et leurs démarches.
Une attention particulière sera portée à l’adéquation entre les moyens employés et l’objectif de la documentation, ce qu’elle tend à montrer et veut mettre en avant. En effet, une performance ne se documente pas de la même façon qu’une sculpture par exemple. Ainsi il faut envisager ce qui correspond le mieux à chaque démarche, car toutes les peintures ne nécessitent pas le même type de reproduction selon ce qu’on veut en montrer.
A l’encontre d’un formatage ou d’une grille applicable de la même façon à tous nous nous tenterons donc de trouver comment rendre compte d’un travail en son absence.

Contenu :
Le matin l’atelier « Le Blurb » conduit par François Aubart porte sur la rédaction d’un texte de présentation. Celui-ci devra formuler le mieux possible la démarche et de la pratique des étudiants. Nous chercherons les moyens les plus adéquats pour décrire ce qui motive et nourrit leurs travaux en analysant certains textes et notions pour les mettre en application dans l’écriture.
L’après midi est dédié à « La documentation » avec François Aubart et Nicolas Romarie. Seront étudiés documents, livres, catalogues, portfolios d'artistes choisis en fonction de leur exemplarité, leur diversité, leur singularité. Seront aussi considérés les outils de mise en page et d'impression nécessaires à la réalisation d’une documentation. Cela pour nourrir les pratiques de chacun.
Ces séances de travail et d’échange ont pour finalité la production d’une documentation.

Mode d'évaluation :
Evaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Pratique / Expérimen pôle Art41234 objetsNiek Van de Steeg
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir présenter le travail d’un artiste ou des artistes en mettant l’accent sur les concepts et enjeux de leur ou les démarches.

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Préparer et faire une présentation orale, illustrée par des images projetées montrant la pratique, les concepts et la démarche d’un artiste ou des artistes en relation avec les problématiques, au sens le plus large possible, de la sculpture, les 1234 objets contemporains.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif pour travailler principalement les problématiques des objets sculpturaux.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire un objet ou une série d’objets qui relèvent du territoire de la sculpture ou plus largement du territoire de l’art.
Quelles sont les possibilités, quelles sont les contraintes en relation avec les enjeux d’aujourd’hui et ceci dans le contexte du pôle volume, de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays, son continent et le contexte international...
La fabrication des objets, des sculptures, pose des questions pragmatiques, mais également philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur, mais égaiement par chaque étudiant lors d’un exposé d’une quinzaine de minutes.
L’expérimentation est individuelle en relation avec les techniciens du pôle volume .
La réalisation est suivie individuellement et validée par le professeur et les techniciens du pôle volume.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 165 235 / dessin-éditionNicolas Romarie
Florence Davoine
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
- Développer puis rendre visible la pratique du dessin dans sa diversité et la confronter aux notions d'impression et d'édition.
Une contrainte de format, 165 x 235 mm est proposée, le format libre étant aussi possible.
- Se confronter aux différents supports et techniques d'impression, à la monstration, la reproduction, la diffusion.

Contenu :
Quels que soient les formes et les supports engagés, les outils utilisés, il s'agit de rendre compte de la nature, de l'ampleur et de la singularité de chaque pratique dessinée, en composant avec le choix d'un format.
Le dessin, dans son économie de moyens étant considéré comme champ d’expérimentation aux fonctions et statuts multiples : outil de réflexion, de notation, de projection, médium en soi…
Les notions d'échelle, de mise en page, d'articulation, de relation au texte si nécessaire, de typographie, de papier, de techniques d'impression et de façonnage seront abordées dans ce contexte.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluation en fin de semestre.
Le module est organisé sur l'année complète :
1/ d'octobre à janvier : pratique de dessin, élaboration, réflexion, choix de projets pour l'édition.
2/ de janvier à mai : conception, impression, façonnage.

Bibliographie :
- Collection « Dessin », Attitudes/éditions, Genève
- Collection « Dessins », Pierre Guislain, Le Havre
- « TOC », revue de dessins SMP, Marseille
- Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk, modes of multiplication: a sourcebook on independent art publishing 1999-2009 », JRP, Ringier et Kunstbibliothek Staatliche Museen zu Berlin, 2009
- Anne Moeglin-Delcroix, « Esthétique du livre d'artiste », réédition, Le mot et le reste, 2012
- Gauthier Herrmann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos (dir.), « Art conceptuel, une entologie », Mix, Paris, 2008
- « L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008

- Éditeurs, distributeurs, librairies : Nieves, Zürich ; Roma Publications, Amsterdam ; Motto
Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich ; Boabooks, Genève; JRP | Ringier, Zürich; Castillo/Corrales, Paris; Christophe Daviet-Thery,
Paris ; Florence Loewy, Paris ; Cneai, Chatou ; Printed Matter, New York.

- Salons de l'édition d'artistes : Offprint, Paris ; Missread, Berlin ; New York Art Book Fair

 Atelier d' arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Patrick Beurard-Valdoye :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
L’oralité a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (historiques ou contemporains), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail et d’en discuter collectivement. La question du dire à haute voix et du lire est abordée.
Il est également proposé des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture romanesque ou dramaturgique, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.
Les séances ont lieu le mercredi des semaines paires. 
Atelier collectif le matin (9h-12h) ; travail individuel l’après-midi (14h-17h). 4e et 5e années (art et design). 
8 heures d’A.R.C.

Jérôme Mauche : 
On insistera cette année sur deux modalités de pratiques qui peuvent sembler antithétiques :
1) d’une part les techniques scripturales descriptives : à savoir méthode objectiviste, documentaire, prélèvement, copie, imitation, reprise, détournement, en ce qu’elles permettent de zoomer de la quotidienneté aux univers médiats (journalistique, artistique, scientifique, juridique, médical, chorégraphique par exemple, et aux stéréotypes qui y règnent);
2) de l’autre les usages et métaphores à l’œuvre dans certains objets provenant de contextes éloignés (temps, mœurs, espace), qu’on s’efforcera de laisser agir dans nos vies et dans nos travaux, sur le mode de la persistance comme de l’anticipation : ainsi le corail, le pixel, l’affinité élective, la chute, la maison de la vie, l’encyclopédie interminable constitueront quelques-uns des axes de recherche.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

 Club informatiqueNicolas Frespech
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Comme à l’apparition de tout nouveau médium, les artistes se sont emparés, depuis plusieurs années, de la sphère du numérique pour l’explorer comme « nouvelle frontière ». L’idée est d’investir cette réalité, non comme outil, mais comme espace de projet - d’utopie. Trouver des « données » spécifiques qui permettront d’élaborer des projets de réalités [diffé-rentes], (la réalité augmentée par exemple !).

Contenu :
La lecture d’œuvres, associée à une approche théorique, sera un des temps de travail pour comprendre où se situe le 'numérique' et comment s’emparer de ses éléments singuliers et de ses territoires connexes. Le studio propose aussi de s’aventurer dans des projets sans pré-requis. Il s’agira dans un deuxième temps d’en définir les conditions de production (économie des compétences et des contingences) et de mettre en œuvre, si possible, des réalisations.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, projet personnel et bilan semestriel.

Bibliographie :
Chaos Computer Club https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit de permettre à l’étudiant de mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions de relation, de comparaison et de signification.
Il s’agit de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements (espaces architecturés, espaces sociaux, espaces politiques...).
Voir et construire, plastiquement et conceptuellement. L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité. L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
Monique Deregibus
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur devant l’œuvre. Nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'articule sur l'alternance permanente d'une pratique photographique régulière de votre part et du développement d'une démarche personnelle, et d'autre part d'une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Cette année se termine aussi le projet au musée gallo-romain de Saint-Romain en Gall, amorcé l'année dernière. L'exposition aura lieu en décembre. Les étudiants qui rejoignent le studio cette année participeront donc aussi à l'élaboration et au montage de l'exposition.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Un soir sans finGerald Petit
option0,00
 

Objectifs pédagogiques :
L'objectif est d'inventer un lieu le soir venu, une alternative à l'école pour une expérience collective, qui tramera des récits, des actions, des modes discursifs, des dîners, des expéditions et un point culminant rendu visible en fin d'année.

Contenu :
Que peut-on faire en réunion hors atelier et hors école, quand il s'agit d'ouvrir une brèche expérimentale la nuit tombée?
La nuit est ici autant le motif que le lieu du travail, une temporalité et un espace à conquérir que le groupe doit inventer et occuper sur une année.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Contextualisation / pôle Art3Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-DNAP pôle Art15DiplômeValérie Grondon
obligatoire15,00
 

Semestre 7

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Histoire / Culture / pôle Art8Art contemporainYves Aupetitallot
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Inviter et accompagner les étudiants à construire peu à peu leurs outils d’analyse, de (re)présentation et de monstration de leur travail dans la perspective de leur possible professionnalisation.

Contenu :
L’enseignement a pour objet de familiariser les étudiants avec les champs artistiques et critiques les plus contemporains, d’en repérer et d’en énoncer les caractéristiques principales dans leur diversité théorique, artistique, matérielle et économique.
L’étudiant est invité à prendre connaissance des caractéristiques de son possible futur milieu d’inscription. Il est en outre incité à en extraire quelques matériaux utiles à la constitution, à l’amélioration ou à l’évaluation de ses propres modes de production, d’analyse et de production.
L’enseignement, qui s’appuie sur plusieurs outils et modalités pédagogiques développés de manière complémentaire, entend aider l’étudiant à élaborer, énoncer et articuler ses modes dans une relation la plus contemporaine possible à son producteur, l’artiste, et à ses adresses et lieux d’expositions (le dossier, le livre/catalogue, le discours écrit et imprimé, le discours verbalisé, l’accrochage et son positionnement dialectique dans l’espace (l’exposition).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel collégial.

Bibliographie :
- Uta Grosenick et Burckhard Riemschneider, « Art at the turn of the millennium = L'Art au tournant de l'an 2000 », Köln, Taschen, 1999, 575 p.
- Bernard Blistène, Catherine David, Alfred Pacquement, et al., « L'Epoque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou, 1987, 660 p.
- Françoise Parfait, « Vidéo, un art contemporain », Paris, Regard, 2001, 366 p.
- Bernard Ceysson, Serge Lemoine, Jean-Louis Pradel, et al., « Vingt-cinq ans d'art en France : 1960-1985 », Paris, J. Legrand, 1986, 355 p.
- David Campany, « Art and Photography », Londres, Phaïdon, 2003, 304 p. (Themes and Movements)
- Tracey Warr, Amelia Jones, « The Artist's body », Londres, Phaïdon, 2000, 304 p. (Themes and Movements)

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Construire un appareil théorique référencé qui permette d'envisager les enjeux critiques et historiographies de gestes artistiques contextuels, voire triviaux.

Contenu :
Le verbe 'queeriser', qui n’existe pas, est un concept géo-esthétique qui, contre la commercialisation des esthétiques et identités queer, permet de tracer des généalogies nouvelles et d'inventer un vocabulaire critique novateur pour repenser les notions d'espace, de sexualité, d'histoire et de modernité, de subjectivité, de contexte et de pouvoir. 'Queeriser' les formes, les lieux et les sens est le sujet de ce cours. Il s’agit d’une réflexion actuelle sur la théorie et les signes, la manière dont ceux-ci s'inscrivent, circulent, la façon dont ils proposent des formes d’écriture spécifiques et critiques à travers un ensemble de gestes contextuels, souvent indiciels, qui par incidences sexualisent et donc politisent l’espace de leur lieu d’apparition.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
- Eduardo Viveiros de Castro, Métaphysiques cannibales, Lignes d’anthropologie post-structurelle, traduit du portugais (Brésil) par Oiara Bonilla, Paris, PUF, coll. « Métaphysiques », 2009.
- Beatriz Colomina, Sexuality et Space, Princeton Architectural Press, 1996
- Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Entremonde/Senonevero, Genève-Paris/Marseille, 2014.
- Michel Foucault, La volonté de savoir (histoire de la sexualité I), Gallimard, 1976.
- Donna Haraway, Manifeste des espèces de compagnie, traduit de l'anglais par Jérôme Hansen, Editions de l'Eclat, 2010
- Fredric Jameson, L'inconscient politique. Le récit comme acte socialement symbolique, traduit de l'anglais par Nicolas Vieillescazes, Editions Questions Theoriques, 2012
- Monique Wittig, L'Opoponax, Editions de Minuit, 1964

 Histoire des arts et des idées: Service secret de l'artPatrick Beurard-Valdoye
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Au commencement il y a deux états d'une gravure de Claude Gelée. L'une, un paysage au dessinateur ; l'autre, ce même paysage, où le Lorrain efface le dessinateur. Un trou subsiste. Quel sens donner à cette béance, à cette lacune qui pour la première fois n’est pas erreur, mais errance, et retournement sous les propres yeux de Gelée. Dans cette profondeur du visible, ce IL Y A nous regarde, comme les passants absents du Boulevard du Temple de Daguerre. Ça nous regarde, en effet.

Contenu :
C'est en 2012 que l'historien de l'art Herbert Molderings confirma ce que nous pressentions de la bifurcation de Marcel Duchamp en 1912, à Münich. Loin de renoncer à la peinture, proche de Kandinsky qu'il lit, il renoue avec la cosa mentale. De son Grand-Verre - peinture sans peau - surgissent par transparence, l'invisible et l'énigme. La trouée d'Étant donné en est l'acmé.
La post-histoire — comme le montre son inventeur, Charles Olson —est affaire de secret. De quoi l'art est-il vecteur au-delà de l'art ? L'occulte n'occupe nullement ce cours, mais l'occultation de pans du visible pour un surcroît de sens, et une hétérochronie (Michel Foucault). On repère ces notions anthropologiques dans The secret block for a secret person in Irland de Joseph Beuys.
D'ailleurs l'artiste plasticien — à l’instar du typographe — héritier du 'spectre' d'Hamlet, programme l'invisible en hors champ. Il montre au-delà des capacités de vision : Meret Oppenheim (autoportrait X-Ray). Il enfouit : Claudio Parmeggiani (Terra) ou Esther et Jochen Gerz (le Monument invisible). Il recouvre indéfiniment : Kurt Schwitters (les Merzbauten). Il ne permet que la sauvegarde orale du geste performatif (dès le premier happening, à Black Mountain). Il fait converger jusqu'au monos les couleurs : Roman Opalka ou Robert Ryman. Il scénographie parfois sa propre invisibilité.
L'histoire des arts, c'est du récit, versant épique. Ses bases fussent-elles scientifiques, elle présuppose la croyance. Et l'histoire académique ne fut pas innocente, avec ses zones d'ombre, et son difficultueux récit de l'oubli. La mise au secret de Georges de la Tour est par exemple troublante, mais sa réapparition presque autant. On s'intéresse également aux conditions qui ont présidé à la redécouverte récente (Stockholm ; Berlin) de Hilma Af Klint, peintre pionnière du non-figuratif.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu sur la base d'une présence active de l'étudiant.

Bibliographie :
Références bibliographiques sélectives :
Marcel Duchamp : Du champ du signe, Champ/Flammarion, Paris, 1975.
Herbert Molderings : 'La découverte de la vision de l'esprit', in Duchamp traversé, MAMCO, Genève, 2014.
Denis de Rougemont : 'Marcel Duchamp mine de rien', Preuves, 1945. Réédité dans Etant donné n°3, Paris, 2014.
Joseph Beuys : The secret block for a secret person in Ireland, Schirmel/Mosel, Munich, 1996.
[cat] Kurt Schwitters, Centre Georges Pompidou, Paris, 1993.
Maurice Merleau-Ponty : Le visible et l'invisible, suivi de notes de travail, Gallimard, Paris 1964.
Georges Didi-Huberman : Ce que nous voyons ce qui nous regarde, Minuit, Paris, 1996.
Patrick Beurard-Valdoye : Du trou de mémoire à la trouée météorologique, Limon, Paris, 1996.

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Recherche / Méthodologie pôle Art7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
G. Careri
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se fonde sur les travaux menés par l'unité de recherche ACTH, formé par des jeunes artistes diplômés et des doctorants du Centre d’histoire et théorie des arts de l’EHESS. Il se propose de développer un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Pulcinella l’inactuel

Souvent réduit à un personnage comique de la Commedia dell’arte, Pulcinella pose en réalité des question intéressante à propos de la notion de personne (dialectique masque/visage), du corps (corps/langage) et de la définition de la frontière de l’humain, y compris dans son rapport avec les animaux, les morts et l’histoire.

Le séminaire a traité les années précédentes de la représentation de la violence et a porté son attention sur la dynamique réflexive de l’oscillation entre action violente et contemplation. Partant de l’analyse de quelques tableaux ‘violents’ du Caravage et de la violence dans film de Pier Paolo Pasolini Salò, ou le 120 journées de Sodoma, le séminaire a travaillé l'année dernière sur le caractère métaphysique de la lumière et sa relation à la violence dans les dernières œuvres de Pasolini. La lumière nous a permis de repenser autrement la violence mais aussi la place du corps dans cette oscillation entre violence et contemplation. La réflexion sur Pulcinella ouvre à la fois une nouvelle piste de travail, mais permet aussi de continuer la réflexion sur les corps exposés à la violence et à la position paradoxale qu'ils occupent dans notre monde moderne, toujours au centre de la production d'images et de récits, et pourtant toujours au bords de la société. Pulcinella est depuis le 18ème siècle cette figure à part qui fait du théâtre de rue au marges de la société et d'un monde qui tourne et qui tourne. Critique et comique, Pulcinella est ce corps coupé du corps social, il appartient autant au monde de vivant qu'à celui des morts.

Ouvert au comparatisme et aux suggestions des participants, le séminaire entend développer une analyse de la situation actuelle de la place du corps dans l’art contemporain.
Le séminaire aura comme point de départ deux livres récents de Giorgio Agamben : L’usage des corps, et Pulcinella o divertimenti per li regazzi. A ces textes s’ajoute le film de Pietro Marcello Bella e Perduta (2016) ainsi que la performance réalisée par Bernhard Rüdiger Polichinelle retrouvé chez lui en 1994.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- AA., “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Giorgio Agamben, “Homo Sacer, IV, 2, L'Usage des corps”, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique, 2015
- Giorgio Agamben, 'Pulcinella o divertimenti per li regazzi', éd. Nottetempo, Rome 2015.
- Giovanni Careri, “Caravage. La peinture en ces miroires” éd. Citadelles et Mazenaud, Paris, 2015.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd.ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “Le Chokerlebnis, selon Walter Benjamin : nouvelle configuration de l’acte créateur”. in AAVV., L’histoire de l’art depuis Walter Benjamin, dir. G.Careri et G.Didi-Huberman, Mimesis, Milano, 2015.
- Bernhard Rüdiger, « Pourquoi Polichinelle ? » et « Polichinelle retrouvé chez lui (extraits) », Deuxième Annexe au Rêve N°4, in « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Susan Sontag, « Devant la douleur des autres », Christian Bourgois, 2003
- Jean-Pierre Vernant, « La mort dans les yeux », Paris, Flammarion, 1998

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants du Commons’Lab se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux du Commons’Lab, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
Le Commons'Lab est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
'Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
On abordera également les problématiques liées à la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
- rencontre et séminaire avec des artistes : Fabienne Audéoud, Bridget Gerland, Charlie jeffery
- participation à des projets :
Anniversaire des 40 ans de Beaubourg en février 2017

Les expériences croisées :
Passerelles avec le pôle édition avec conférences-débats.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun.
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- « La Performance : entre archives et pratiques contemporaines », PUF de Rennes, Art et société, 2010
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011

- Catalogues : Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou, « The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas
échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Sont ainsi appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hyper-texte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant toutes sortes de récits, d'essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes qui fonctionnent dans les arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.
L'objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves — serait d'accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d'activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d'investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Contenu :
Après une collaboration de plusieurs années avec l’ENS, ce programme est à présent en partenariat avec le Département Ecriture de l’ENSATT. Il élargit celui de l’Atelier d’arts poétiques dispensé au sein de l’Ensba Lyon, par quatre journées d’études abordant en profondeur la pratique et l’approche théorique d’un auteur invité. Un workshop de trois jours conduit par un invité se focalise aussi sur la pratique des étudiants, et leur mise en œuvre orale face à un public.
Ce programme s’adresse aux étudiants de l'Ensba Lyon, ainsi qu’à de jeunes auteurs-chercheurs sortis de l’école, ou non, poursuivant une recherche pratique et théorique d’écriture.
Il est conduit par les poètes et professeurs d'enseignement artistique Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche,

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
CERTEAU (Michel de), L'invention du quotidien : 1. arts de faire, Gallimard, coll. « Folio/essais », Paris, 1990.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Projet / Production pôle Art11Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par le professeur que par les étudiants. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.
Les étudiants sont amenés à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participants du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Benjamin Buchloh, « Essais historiques I et II », Art édition, Villeurbanne, 1992
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013

 Atelier d' arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Patrick Beurard-Valdoye :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
L’oralité a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (historiques ou contemporains), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail et d’en discuter collectivement. La question du dire à haute voix et du lire est abordée.
Il est également proposé des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture romanesque ou dramaturgique, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.


Jérôme Mauche : 
On insistera cette année sur deux modalités de pratiques qui peuvent sembler antithétiques :
1) d’une part les techniques scripturales descriptives : à savoir méthode objectiviste, documentaire, prélèvement, copie, imitation, reprise, détournement, en ce qu’elles permettent de zoomer de la quotidienneté aux univers médiats (journalistique, artistique, scientifique, juridique, médical, chorégraphique par exemple, et aux stéréotypes qui y règnent);
2) de l’autre les usages et métaphores à l’œuvre dans certains objets provenant de contextes éloignés (temps, mœurs, espace), qu’on s’efforcera de laisser agir dans nos vies et dans nos travaux, sur le mode de la persistance comme de l’anticipation : ainsi le corail, le pixel, l’affinité élective, la chute, la maison de la vie, l’encyclopédie interminable constitueront quelques-uns des axes de recherche.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

 Contingence des formesFranck Scurti
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira d'analyser au travers d'exemples précis les relations entre la forme, la matière et les idées et de comprendre leurs interdépendances dans la création d'une oeuvre (peinture, sculpture, installation, photo). Cette réflexion se mènera avec des outils formels et conceptuels qui permettent aux étudiants de déplacer leur point de vue sur leur propre travail, par une approche transversale incluant des modes de pensée et processus de production propres à d’autres champs (cinéma, littérature, sémiologie…). Il s’agira de prendre en compte l’ensemble du processus d’émergence de l’œuvre : conception, production, exposition, diffusion.

Contenu :
Approcher les techniques de création et de production des formes.
Travailler sur l'installation des œuvres dans l'espace.
Travailler sur les questions de représentation liées à l’usage des signes, à la valeur ajoutée des objets et notamment des objets d’art, au statut du discours qui sous-tend ou entoure la production de l’œuvre.
L'étudiant est invité à travailler sur cette relation et à présenter un travail qui sera discuté en groupe au cours du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Benjamin Buchloh, « Formalisme et historicité », in « Essais historiques II », Art Edition
- Brian O’Doherty, « White Cube – L’espace de la galerie et son idéologie »
- Nicolas Bourriaud, « Postproduction – La culture comme scénario : comment l’art reprogramme le monde contemporain »
- Rosalind Krauss, « L’inconscient optique », Au même titre, 1993
- William Pietz, « Le fétiche », Kargo, 1988
- W.J.T. Mitchell, « Iconologie », Les Prairies ordinaires, 1986
- Siegfried Kracauer, « Theory of film », Oxford university Press, London, 1960
- « Penser l’image », Les presses du réel, 2010 : anthologie de textes de philosophes, de théoriciens et d'historiens de l'art (H. Belting, H. Bredekamp, G. Didi-Huberman, J.-L. Nancy, W.J.T. Mitchell...) autour de la logique spécifique de l'image et de la transformation du champ visuel contemporain.

 Espace/médium - Mise en espace / HOP!Sarah Tritz
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprendre à installer son travail dans un espace d'exposition, prendre l'espace à bras le corps. Apprendre à regarder, décrire et analyser ses gestes et ses formes. Apprendre à photographier son travail.

Contenu :
Chaque semaine, les étudiants de 4e et 5e année art, se retrouvent pendant un après-midi dans la salle d'accrochage, afin de sortir les travaux de l'atelier et de les regarder dans un potentiel espace d'exposition. Ce sont des accrochages individuels et collectifs. La parole est autant donnée aux professeurs qu'aux étudiants présents. Il s'agit d'un temps collectuf de regard et d'analyse. Les formes à regarder sont manipulées, afin de rendre ce moment très concret. Il va de soi que tous les médiums sont concernés : vidéo, sculpture, peinture, performance... L'accrochage ici n'est pas considéré comme une fin en soi ; il fait encore partie du processus de travail. Nous ne sommes pas encore dans l'exposition mais à son seuil !

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Paul Thek, Phyllida Barlow, Jessica Stockholder, Marcel Duchamp, Robert Rauschenberg, Guy De Cointet, Henri Moore...

 Histoire(s) de peinture(s)Philippe Mayaux
Joel Tardy
Nicolas Chardon
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule 'Histoire(s) de peinture(s)'.
Le studio est mené conjointement par Nicolas Chardon et Philippe Mayaux.
L'objectif du studio est de faire une histoire de l'art en actes ; de comprendre l'importance de la nécessité pour un artiste de savoir se positionner face à l'environnement immédiat (l'actualité) mais aussi plus lointain (l'histoire de l'art), fantasmé ou intime. Nos discussions sont engagées collectivement autour d'un sujet offert par la pratique de la peinture. Elles abordent à partir de l'expérience de l'atelier le champ élargi de cette pratique, jusqu'aux questions les plus générales sur l'art.

Contenu :
Histoire(s)de peinture(s) aborde comme son nom l'indique l'histoire et les histoires de la peinture, de toutes les peintures.
En s'appuyant sur le fonds d'ouvrages et de catalogues de la bibliothèque de l'école, mais aussi sur des films ou des clips, en naviguant sur Facebook ou Instagram, nous observerons la façon dont circulent les images de la peinture, et comment, face à ce flux, aborder la pratique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie (sélection) dans la bibliothèque de l'ENSBA, à enrichir collectivement :

Godard, Histoire(s) de cinema, 4 vol.
Mosset, Deux ou trois choses que je sais d'elle..., Mamco
Buren, Les écrits, CAPC
Duchamp / Marcadé, Flammarion
Vasari, Vies des artistes
Atlas, Didi-Huberman, cat.
Malevitch, cat. Moscou
Picasso et les maîtres, cat. Grand Palais
les artistes : Sturtevant, Sherrie Levine, André Raffray, On Kawara,
Martin Kippenberger
Richter, Atlas
Ernst Gombrich, Histoire de l'art
Art conceptuel, une perspective, cat.
Art conceptuel, une entologie
Dada, cat. Centre Pompidou
Bauhaus, cat. Mamvp
Passion privée, cat. Mamvp
Voilà, cat. Mamvp
Face à l'histoire, cat. Centre Pompidou
Vides, cat. Centre Pompidou
L'époque, la mode, la morale, la passion, cat. Centre Pompidou
Postmoderism, cat. V et A
Aux origines de l'abstraction, cat. Orsay
Codex Fluxus

 Lens ArtPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art permet, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' 'imageur'. Par imageur, on peut entendre appareil photographique, caméra vidéo, caméra S8, scanner, images collectées, archives récupérées ou construites, ainsi que diverses techniques d'impression.
http://studio-photographie.blogspot.fr/
Le studio est construit autour de discussions sur des thèmes spécifiques (voir bibliographie) et surtout autour des travaux proposés. Il s'agit de pousser au maximum l'achèvement des travaux.

Contenu :
Un blog dédié à l'actualité de la recherche photographique ainsi que des enjeux théoriques permet d'ouvrir le débat sur des questions historiques ou liées à des pratiques contemporaines, mais aussi sur les enjeux propres de cet outil qui peuvent dépasser et recouvrir le champ de l'art contemporain (sociologie, ethnologie). Analyse des mutations technologiques opérées depuis une dizaine d'année.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Clément Chéroux, « Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique », « Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés »
- Michael Fried, « La place du spectateur », « Why photography matters as art as never before »
- Michel Poivert, « L'image au service de la révolution », « La photographie contemporaine »
- Rosalind Krauss, « Le photographique, pour une théorie des écarts »
- André Gunthert, « La fabrique des images contemporaines »
- Jeff Wall, « Essais et entretiens »
- Geoffrey Batchen, « Suspending time », « Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique »
- Olivier Lugon, « Le style documentaire », « Avant la 'forme tableau' » (le grand format dans l'exposition « signs of life »)
- Martin Parr, « Le documentaire conceptuel »

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. L'atelier est à voir comme une continuation du travail théorique et pratique mis en place l'année dernière dans le studio Forme et Construction. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter une ou plusieurs productions en cours. Il s'agit de regarder avec attention les gestes de vos productions et de les confronter aux acquis théoriques. Placer un geste, trouver une solution technique sont des actions qui présupposent une distanciation : pourquoi faire et dans quel but. C’est le début de la discussion.
Toute action plastique met en place une approche théorique. Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance matérielle, qui est en grande partie automatique et inconsciente, et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective, donc historique et théorique du travail. Cette approche veut mettre en évidence la relation spécifique qui se crée entre ce qu'on appelle la forme et la notion de temps dans une perspective collective et donc historique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Contextualisation / pôle Art4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationMarie Canet
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
A partir de rencontres avec des acteurs du monde de l’art, il s’agira de réfléchir aux modalités d’inscription des démarches artistiques dans une économie active. Choisir son parcours, inventer son métier, c’est une question d’auteur. Un invité vient parler de son parcours, présenter son métier et ce qui l’a amené à faire ces choix. Les rencontres auront lieu les jeudis en fin de matinée à la suite des cours d'esthétique et elles se prolongeront lors de rencontres individuelles en atelier.

Contenu :
Rencontres avec des acteurs du monde de l'art afin d'aborder les principaux champs que le jeune artiste va côtoyer durant son parcours professionnel, bénéficier de conseils et expériences de terrain.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
« Je ne puis juger de mon ouvrage en le faisant, aussi dois je le faire comme les peintres et m'en éloigner , de combien donc ?... devinez ? », Blaise Pascal.
Par l’exposition de recherches en cours, l’atelier vise à explorer les enjeux d’une pratique artistique dans ses dimensions formelles et conceptuelles et rendra compte de leurs transformations tout au long de l’année.

Contenu :
Basé sur la discussion et l’échange,en petit groupe, l’atelier permet à l’étudiant de développer un langage propre, de tenir des positions critiques, d’ouvrir l’horizon de ses recherches, voire de relancer un travail, et d'éprouver finalement la capacité du langage à préciser le regard. En échangeant aussi bien avec les enseignants qu’avec les autres étudiants, il s’agit de multiplier les points de vue, d’initier des débats, de se rencontrer autour de pratiques communes, de mettre en commun des ressources, et de se situer au sein de l’école, dans un esprit de transversalité et d'expérimentation.

Sur un mode exploratoire de toutes les dimensions possibles de cette situation de monstration en terme de durée, d’espace et de discours, il s’agit aussi de prendre en considération l’avant et l’après du moment de cette présentation, de la production à la documentation. Cet atelier sera l’occasion d’aborder des questions qui animent le champ professionnel de l’art tout en interrogeant ses conventions, avec une distance critique nécessaire pour les notions de projet, d’adresse, de commentaire, de biographie, d’accrochage, de spectateur, de vernissage, de documentation…

Mode d'évaluation :
La présence aux présentations est impérative.
Elle est prise en compte dans l’évaluation et l’attribution de crédits.

Bibliographie :
- Brian O'Doherty, « White Cube, L’espace de la galerie et son idéologie, (1976 et 1981) », JRP Ringier, Zürich, trad. dir. Patricia Falguières, 2008
- Bernd Klüser et Katharina Hegewisch, « L’art de l’exposition, Une documentation sur trente expositions exemplaires du XX° siècle », Editions du Regard, Paris, 1998
- Georges Perec, « Espèces d'espaces », Galilée, Paris, (1974), 2000
- Jean-Marc Poinsot, « Quand l’œuvre a lieu, l’art exposé et ses récits autorisés », MAMCO, Genève, Institut d’art contemporain, Villeurbanne, 1999, réed. Presses du réel, Dijon, 2010
- Jacques Rancière, « Le spectateur émancipé », Paris, La Fabrique, 2008
- Paul Sztulman, « Qu’est-ce qu’une mauvaise exposition ? », May n° 3, Paris, 2010
- Pierre Leguillon (dir.), « Oublier l’exposition », Numéro Spécial n° 21, Art Press, Paris, 2000
- Yves-Alain Bois (dir.), « En revenant de l’expo », , Les cahiers du Musée National d’Art Moderne, Paris n° 9, automne 1989

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 8

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Histoire / Culture / pôle Art6Art contemporainYves Aupetitallot
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Inviter et accompagner les étudiants à construire peu à peu leurs outils d’analyse, de (re)présentation et de monstration de leur travail dans la perspective de leur possible professionnalisation.

Contenu :
L’enseignement a pour objet de familiariser les étudiants avec les champs artistiques et critiques les plus contemporains, d’en repérer et d’en énoncer les caractéristiques principales dans leur diversité théorique, artistique, matérielle et économique.
L’étudiant est invité à prendre connaissance des caractéristiques de son possible futur milieu d’inscription. Il est en outre incité à en extraire quelques matériaux utiles à la constitution, à l’amélioration ou à l’évaluation de ses propres modes de production, d’analyse et de production.
L’enseignement, qui s’appuie sur plusieurs outils et modalités pédagogiques développés de manière complémentaire, entend aider l’étudiant à élaborer, énoncer et articuler ses modes dans une relation la plus contemporaine possible à son producteur, l’artiste, et à ses adresses et lieux d’expositions (le dossier, le livre/catalogue, le discours écrit et imprimé, le discours verbalisé, l’accrochage et son positionnement dialectique dans l’espace (l’exposition).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel collégial.

Bibliographie :
- Uta Grosenick et Burckhard Riemschneider, « Art at the turn of the millennium = L'Art au tournant de l'an 2000 », Köln, Taschen, 1999, 575 p.
- Bernard Blistène, Catherine David, Alfred Pacquement, et al., « L'Epoque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou, 1987, 660 p.
- Françoise Parfait, « Vidéo, un art contemporain », Paris, Regard, 2001, 366 p.
- Bernard Ceysson, Serge Lemoine, Jean-Louis Pradel, et al., « Vingt-cinq ans d'art en France : 1960-1985 », Paris, J. Legrand, 1986, 355 p.
- David Campany, « Art and Photography », Londres, Phaïdon, 2003, 304 p. (Themes and Movements)
- Tracey Warr, Amelia Jones, « The Artist's body », Londres, Phaïdon, 2000, 304 p. (Themes and Movements)

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Construire un appareil théorique référencé qui permette d'envisager les enjeux critiques et historiographies de gestes artistiques contextuels, voire triviaux.

Contenu :
Le verbe 'queeriser', qui n’existe pas, est un concept géo-esthétique qui, contre la commercialisation des esthétiques et identités queer, permet de tracer des généalogies nouvelles et d'inventer un vocabulaire critique novateur pour repenser les notions d'espace, de sexualité, d'histoire et de modernité, de subjectivité, de contexte et de pouvoir. 'Queeriser' les formes, les lieux et les sens est le sujet de ce cours. Il s’agit d’une réflexion actuelle sur la théorie et les signes, la manière dont ceux-ci s'inscrivent, circulent, la façon dont ils proposent des formes d’écriture spécifiques et critiques à travers un ensemble de gestes contextuels, souvent indiciels, qui par incidences sexualisent et donc politisent l’espace de leur lieu d’apparition.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
- Eduardo Viveiros de Castro, Métaphysiques cannibales, Lignes d’anthropologie post-structurelle, traduit du portugais (Brésil) par Oiara Bonilla, Paris, PUF, coll. « Métaphysiques », 2009.
- Beatriz Colomina, Sexuality et Space, Princeton Architectural Press, 1996
- Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Entremonde/Senonevero, Genève-Paris/Marseille, 2014.
- Michel Foucault, La volonté de savoir (histoire de la sexualité I), Gallimard, 1976.
- Donna Haraway, Manifeste des espèces de compagnie, traduit de l'anglais par Jérôme Hansen, Editions de l'Eclat, 2010
- Fredric Jameson, L'inconscient politique. Le récit comme acte socialement symbolique, traduit de l'anglais par Nicolas Vieillescazes, Editions Questions Theoriques, 2012
- Monique Wittig, L'Opoponax, Editions de Minuit, 1964

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Recherche / méthodologie pôle Art7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
G. Careri
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se fonde sur les travaux menés par l'unité de recherche ACTH, formé par des jeunes artistes diplômés et des doctorants du Centre d’histoire et théorie des arts de l’EHESS. Il se propose de développer un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Pulcinella l’inactuel

Souvent réduit à un personnage comique de la Commedia dell’arte, Pulcinella pose en réalité des questions intéressantes à propos de la notion de personne (dialectique masque/visage), du corps (corps/langage) et de la définition de la frontière de l’humain, y compris dans son rapport avec les animaux, les morts et l’histoire.

Le séminaire a traité les années précédentes de la représentation de la violence et a porté son attention sur la dynamique réflexive de l’oscillation entre action violente et contemplation. Partant de l’analyse de quelques tableaux ‘violents’ du Caravage et de la violence dans film de Pier Paolo Pasolini Salò, ou les 120 journées de Sodome, le séminaire a travaillé l'année dernière sur le caractère métaphysique de la lumière et sa relation à la violence dans les dernières œuvres de Pasolini. La lumière nous a permis de repenser autrement la violence mais aussi la place du corps dans cette oscillation entre violence et contemplation. La réflexion sur Pulcinella ouvre à la fois une nouvelle piste de travail, mais permet aussi de continuer la réflexion sur les corps exposés à la violence et à la position paradoxale qu'ils occupent dans notre monde moderne, toujours au centre de la production d'images et de récits, et pourtant toujours au bords de la société. Pulcinella est depuis le 18ème siècle cette figure à part qui fait du théâtre de rue au marges de la société et d'un monde qui tourne et qui tourne. Critique et comique, Pulcinella est ce corps coupé du corps social, il appartient autant au monde de vivant qu'à celui des morts.

Ouvert au comparatisme et aux suggestions des participants, le séminaire entend développer une analyse de la situation actuelle de la place du corps dans l’art contemporain.
Le séminaire aura comme point de départ deux livres récents de Giorgio Agamben : L’usage des corps, et Pulcinella o divertimenti per li regazzi. A ces textes s’ajoute le film de Pietro Marcello Bella e Perduta (2016) ainsi que la performance réalisée par Bernhard Rüdiger Polichinelle retrouvé chez lui en 1994.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- AAVV., “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Giorgio Agamben, “Homo Sacer, IV, 2, L'Usage des corps”, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique, 2015
- Giorgio Agamben, 'Pulcinella o divertimenti per li regazzi', éd. Nottetempo, Rome 2015.
- Giovanni Careri, “Caravage. La peinture en ces miroires” éd. Citadelles et Mazenaud, Paris, 2015.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd. ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “Le Chokerlebnis, selon Walter Benjamin : nouvelle configuration de l’acte créateur”. in AAVV., L’histoire de l’art depuis Walter Benjamin, dir. G.Careri et G.Didi-Huberman, Mimesis, Milano, 2015.
- Bernhard Rüdiger, « Pourquoi Polichinelle ? » et « Polichinelle retrouvé chez lui (extraits) », Deuxième Annexe au Rêve N°4, in « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Susan Sontag, « Devant la douleur des autres », Christian Bourgois, 2003
- Jean-Pierre Vernant, « La mort dans les yeux », Paris, Flammarion, 1998

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants du Commons’Lab se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux du Commons’Lab, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
Le Commons'Lab est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
'Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
On abordera également les problématiques liées à la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
- rencontre et séminaire avec des artistes : Fabienne Audéoud, Bridget Gerland, Charlie jeffery
- participation à des projets :
Anniversaire des 40 ans de Beaubourg en février 2017

Les expériences croisées :
Passerelles avec le pôle édition avec conférences-débats.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun.
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- « La Performance : entre archives et pratiques contemporaines », PUF de Rennes, Art et société, 2010
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011

- Catalogues : Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou, « The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas
échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Sont ainsi appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hyper-texte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant toutes sortes de récits, d'essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes qui fonctionnent dans les arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.
L'objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves — serait d'accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d'activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d'investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Contenu :
Après une collaboration de plusieurs années avec l’ENS, ce programme est à présent en partenariat avec le Département Ecriture de l’ENSATT. Il élargit celui de l’Atelier d’arts poétiques dispensé au sein de l’Ensba Lyon, par quatre journées d’études abordant en profondeur la pratique et l’approche théorique d’un auteur invité. Un workshop de trois jours conduit par un invité se focalise aussi sur la pratique des étudiants, et leur mise en œuvre orale face à un public.
Ce programme s’adresse aux étudiants de l'Ensba Lyon, ainsi qu’à de jeunes auteurs-chercheurs sortis de l’école, ou non, poursuivant une recherche pratique et théorique d’écriture.
Il est conduit par les poètes et professeurs d'enseignement artistique Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
CERTEAU (Michel de), L'invention du quotidien : 1. arts de faire, Gallimard, coll. « Folio/essais », Paris, 1990.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Projet / Production pôle Art13Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par le professeur que par les étudiants. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.
Les étudiants sont amenés à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participants du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Benjamin Buchloh, « Essais historiques I et II », Art édition, Villeurbanne, 1992
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013

 Atelier d' arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Patrick Beurard-Valdoye :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
L’oralité a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (historiques ou contemporains), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail et d’en discuter collectivement. La question du dire à haute voix et du lire est abordée.
Il est également proposé des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture romanesque ou dramaturgique, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.


Jérôme Mauche : 
On insistera cette année sur deux modalités de pratiques qui peuvent sembler antithétiques :
1) d’une part les techniques scripturales descriptives : à savoir méthode objectiviste, documentaire, prélèvement, copie, imitation, reprise, détournement, en ce qu’elles permettent de zoomer de la quotidienneté aux univers médiats (journalistique, artistique, scientifique, juridique, médical, chorégraphique par exemple, et aux stéréotypes qui y règnent);
2) de l’autre les usages et métaphores à l’œuvre dans certains objets provenant de contextes éloignés (temps, mœurs, espace), qu’on s’efforcera de laisser agir dans nos vies et dans nos travaux, sur le mode de la persistance comme de l’anticipation : ainsi le corail, le pixel, l’affinité élective, la chute, la maison de la vie, l’encyclopédie interminable constitueront quelques-uns des axes de recherche.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

 Contingence des formesFranck Scurti
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira d'analyser au travers d'exemples précis les relations entre la forme, la matière et les idées et de comprendre leurs interdépendances dans la création d'une oeuvre (peinture, sculpture, installation, photo). Cette réflexion se mènera avec des outils formels et conceptuels qui permettent aux étudiants de déplacer leur point de vue sur leur propre travail, par une approche transversale incluant des modes de pensée et processus de production propres à d’autres champs (cinéma, littérature, sémiologie…). Il s’agira de prendre en compte l’ensemble du processus d’émergence de l’œuvre : conception, production, exposition, diffusion.

Contenu :
Approcher les techniques de création et de production des formes.
Travailler sur l'installation des œuvres dans l'espace.
Travailler sur les questions de représentation liées à l’usage des signes, à la valeur ajoutée des objets et notamment des objets d’art, au statut du discours qui sous-tend ou entoure la production de l’œuvre.
L'étudiant est invité à travailler sur cette relation et à présenter un travail qui sera discuté en groupe au cours du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Benjamin Buchloh, « Formalisme et historicité », in « Essais historiques II », Art Edition
- Brian O’Doherty, « White Cube – L’espace de la galerie et son idéologie »
- Nicolas Bourriaud, « Postproduction – La culture comme scénario : comment l’art reprogramme le monde contemporain »
- Rosalind Krauss, « L’inconscient optique », Au même titre, 1993
- William Pietz, « Le fétiche », Kargo, 1988
- W.J.T. Mitchell, « Iconologie », Les Prairies ordinaires, 1986
- Siegfried Kracauer, « Theory of film », Oxford university Press, London, 1960
- « Penser l’image », Les presses du réel, 2010 : anthologie de textes de philosophes, de théoriciens et d'historiens de l'art (H. Belting, H. Bredekamp, G. Didi-Huberman, J.-L. Nancy, W.J.T. Mitchell...) autour de la logique spécifique de l'image et de la transformation du champ visuel contemporain.

 Espace/médium - Mise en espace / HOP!Sarah Tritz
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprendre à installer son travail dans un espace d'exposition, prendre l'espace à bras le corps. Apprendre à regarder, décrire et analyser ses gestes et ses formes. Apprendre à photographier son travail.

Contenu :
Chaque semaine, les étudiants de 4e et 5e année art, se retrouvent pendant un après-midi dans la salle d'accrochage, afin de sortir les travaux de l'atelier et de les regarder dans un potentiel espace d'exposition. Ce sont des accrochages individuels et collectifs. La parole est autant donnée aux professeurs qu'aux étudiants présents. Il s'agit d'un temps collectuf de regard et d'analyse. Les formes à regarder sont manipulées, afin de rendre ce moment très concret. Il va de soi que tous les médiums sont concernés : vidéo, sculpture, peinture, performance... L'accrochage ici n'est pas considéré comme une fin en soi ; il fait encore partie du processus de travail. Nous ne sommes pas encore dans l'exposition mais à son seuil !

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Paul Thek, Phyllida Barlow, Jessica Stockholder, Marcel Duchamp, Robert Rauschenberg, Guy De Cointet, Henri Moore...

 Histoire(s) de peinture(s)Philippe Mayaux
Joel Tardy
Nicolas Chardon
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule 'Histoire(s) de peinture(s)'.
Le studio est mené conjointement par Nicolas Chardon et Philippe Mayaux.
L'objectif du studio est de faire une histoire de l'art en actes ; de comprendre l'importance de la nécessité pour un artiste de savoir se positionner face à l'environnement immédiat (l'actualité) mais aussi plus lointain (l'histoire de l'art), fantasmé ou intime. Nos discussions sont engagées collectivement autour d'un sujet offert par la pratique de la peinture. Elles abordent à partir de l'expérience de l'atelier le champ élargi de cette pratique, jusqu'aux questions les plus générales sur l'art.

Contenu :
Histoire(s)de peinture(s) aborde comme son nom l'indique l'histoire et les histoires de la peinture, de toutes les peintures.
En s'appuyant sur le fonds d'ouvrages et de catalogues de la bibliothèque de l'école, mais aussi sur des films ou des clips, en naviguant sur Facebook ou Instagram, nous observerons la façon dont circulent les images de la peinture, et comment, face à ce flux, aborder la pratique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie (sélection) dans la bibliothèque de l'ENSBA, à enrichir collectivement :

Godard, Histoire(s) de cinema, 4 vol.
Mosset, Deux ou trois choses que je sais d'elle..., Mamco
Buren, Les écrits, CAPC
Duchamp / Marcadé, Flammarion
Vasari, Vies des artistes
Atlas, Didi-Huberman, cat.
Malevitch, cat. Moscou
Picasso et les maîtres, cat. Grand Palais
les artistes : Sturtevant, Sherrie Levine, André Raffray, On Kawara,
Martin Kippenberger
Richter, Atlas
Ernst Gombrich, Histoire de l'art
Art conceptuel, une perspective, cat.
Art conceptuel, une entologie
Dada, cat. Centre Pompidou
Bauhaus, cat. Mamvp
Passion privée, cat. Mamvp
Voilà, cat. Mamvp
Face à l'histoire, cat. Centre Pompidou
Vides, cat. Centre Pompidou
L'époque, la mode, la morale, la passion, cat. Centre Pompidou
Postmoderism, cat. V et A
Aux origines de l'abstraction, cat. Orsay
Codex Fluxus

 Lens-ArtsPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art permet, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' 'imageur'. Par imageur, on peut entendre appareil photographique, caméra vidéo, caméra S8, scanner, images collectées, archives récupérées ou construites, ainsi que diverses techniques d'impression.
http://studio-photographie.blogspot.fr/
Le studio est construit autour de discussions sur des thèmes spécifiques (voir bibliographie) et surtout autour des travaux proposés. Il s'agit de pousser au maximum l'achèvement des travaux.

Contenu :
Un blog dédié à l'actualité de la recherche photographique ainsi que des enjeux théoriques permet d'ouvrir le débat sur des questions historiques ou liées à des pratiques contemporaines, mais aussi sur les enjeux propres de cet outil qui peuvent dépasser et recouvrir le champ de l'art contemporain (sociologie, ethnologie). Analyse des mutations technologiques opérées depuis une dizaine d'année.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Clément Chéroux, « Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique », « Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés »
- Michael Fried, « La place du spectateur », « Why photography matters as art as never before »
- Michel Poivert, « L'image au service de la révolution », « La photographie contemporaine »
- Rosalind Krauss, « Le photographique, pour une théorie des écarts »
- André Gunthert, « La fabrique des images contemporaines »
- Jeff Wall, « Essais et entretiens »
- Geoffrey Batchen, « Suspending time », « Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique »
- Olivier Lugon, « Le style documentaire », « Avant la 'forme tableau' » (le grand format dans l'exposition « signs of life »)
- Martin Parr, « Le documentaire conceptuel »

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. L'atelier est à voir comme une continuation du travail théorique et pratique mis en place l'année dernière dans le studio Forme et Construction. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter une ou plusieurs productions en cours. Il s'agit de regarder avec attention les gestes de vos productions et de les confronter aux acquis théoriques. Placer un geste, trouver une solution technique sont des actions qui présupposent une distanciation : pourquoi faire et dans quel but. C’est le début de la discussion.
Toute action plastique met en place une approche théorique. Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance matérielle, qui est en grande partie automatique et inconsciente, et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective, donc historique et théorique du travail. Cette approche veut mettre en évidence la relation spécifique qui se crée entre ce qu'on appelle la forme et la notion de temps dans une perspective collective et donc historique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Contextualisation / pôle Art4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationMarie Canet
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
A partir de rencontres avec des acteurs du monde de l’art, il s’agira de réfléchir aux modalités d’inscription des démarches artistiques dans une économie active. Choisir son parcours, inventer son métier, c’est une question d’auteur. Un invité vient parler de son parcours, présenter son métier et ce qui l’a amené à faire ces choix. Les rencontres auront lieu les jeudis en fin de matinée à la suite des cours d'esthétique et elles se prolongeront lors de rencontres individuelles en atelier.

Contenu :
Rencontres avec des acteurs du monde de l'art afin d'aborder les principaux champs que le jeune artiste va côtoyer durant son parcours professionnel, bénéficier de conseils et expériences de terrain.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
« Je ne puis juger de mon ouvrage en le faisant, aussi dois je le faire comme les peintres et m'en éloigner , de combien donc ?... devinez ? », Blaise Pascal.
Par l’exposition de recherches en cours, l’atelier vise à explorer les enjeux d’une pratique artistique dans ses dimensions formelles et conceptuelles et rendra compte de leurs transformations tout au long de l’année.

Contenu :
Basé sur la discussion et l’échange,en petit groupe, l’atelier permet à l’étudiant de développer un langage propre, de tenir des positions critiques, d’ouvrir l’horizon de ses recherches, voire de relancer un travail, et d'éprouver finalement la capacité du langage à préciser le regard. En échangeant aussi bien avec les enseignants qu’avec les autres étudiants, il s’agit de multiplier les points de vue, d’initier des débats, de se rencontrer autour de pratiques communes, de mettre en commun des ressources, et de se situer au sein de l’école, dans un esprit de transversalité et d'expérimentation.

Sur un mode exploratoire de toutes les dimensions possibles de cette situation de monstration en terme de durée, d’espace et de discours, il s’agit aussi de prendre en considération l’avant et l’après du moment de cette présentation, de la production à la documentation. Cet atelier sera l’occasion d’aborder des questions qui animent le champ professionnel de l’art tout en interrogeant ses conventions, avec une distance critique nécessaire pour les notions de projet, d’adresse, de commentaire, de biographie, d’accrochage, de spectateur, de vernissage, de documentation…

Mode d'évaluation :
La présence aux présentations est impérative.
Elle est prise en compte dans l’évaluation et l’attribution de crédits.

Bibliographie :
- Brian O'Doherty, « White Cube, L’espace de la galerie et son idéologie, (1976 et 1981) », JRP Ringier, Zürich, trad. dir. Patricia Falguières, 2008
- Bernd Klüser et Katharina Hegewisch, « L’art de l’exposition, Une documentation sur trente expositions exemplaires du XX° siècle », Editions du Regard, Paris, 1998
- Georges Perec, « Espèces d'espaces », Galilée, Paris, (1974), 2000
- Jean-Marc Poinsot, « Quand l’œuvre a lieu, l’art exposé et ses récits autorisés », MAMCO, Genève, Institut d’art contemporain, Villeurbanne, 1999, réed. Presses du réel, Dijon, 2010
- Jacques Rancière, « Le spectateur émancipé », Paris, La Fabrique, 2008
- Paul Sztulman, « Qu’est-ce qu’une mauvaise exposition ? », May n° 3, Paris, 2010
- Pierre Leguillon (dir.), « Oublier l’exposition », Numéro Spécial n° 21, Art Press, Paris, 2000
- Yves-Alain Bois (dir.), « En revenant de l’expo », , Les cahiers du Musée National d’Art Moderne, Paris n° 9, automne 1989

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 9

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Histoire / Culture / pôle Art8Art contemporainYves Aupetitallot
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Inviter et accompagner les étudiants à construire peu à peu leurs outils d’analyse, de (re)présentation et de monstration de leur travail dans la perspective de leur possible professionnalisation.

Contenu :
L’enseignement a pour objet de familiariser les étudiants avec les champs artistiques et critiques les plus contemporains, d’en repérer et d’en énoncer les caractéristiques principales dans leur diversité théorique, artistique, matérielle et économique.
L’étudiant est invité à prendre connaissance des caractéristiques de son possible futur milieu d’inscription. Il est en outre incité à en extraire quelques matériaux utiles à la constitution, à l’amélioration ou à l’évaluation de ses propres modes de production, d’analyse et de production.
L’enseignement, qui s’appuie sur plusieurs outils et modalités pédagogiques développés de manière complémentaire, entend aider l’étudiant à élaborer, énoncer et articuler ses modes dans une relation la plus contemporaine possible à son producteur, l’artiste, et à ses adresses et lieux d’expositions (le dossier, le livre/catalogue, le discours écrit et imprimé, le discours verbalisé, l’accrochage et son positionnement dialectique dans l’espace (l’exposition).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel collégial.

Bibliographie :
- Uta Grosenick et Burckhard Riemschneider, « Art at the turn of the millennium = L'Art au tournant de l'an 2000 », Köln, Taschen, 1999, 575 p.
- Bernard Blistène, Catherine David, Alfred Pacquement, et al., « L'Epoque, la mode, la morale, la passion », Paris, Centre Georges Pompidou, 1987, 660 p.
- Françoise Parfait, « Vidéo, un art contemporain », Paris, Regard, 2001, 366 p.
- Bernard Ceysson, Serge Lemoine, Jean-Louis Pradel, et al., « Vingt-cinq ans d'art en France : 1960-1985 », Paris, J. Legrand, 1986, 355 p.
- David Campany, « Art and Photography », Londres, Phaïdon, 2003, 304 p. (Themes and Movements)
- Tracey Warr, Amelia Jones, « The Artist's body », Londres, Phaïdon, 2000, 304 p. (Themes and Movements)

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Construire un appareil théorique référencé qui permette d'envisager les enjeux critiques et historiographies de gestes artistiques contextuels, voire triviaux.

Contenu :
Le verbe 'queeriser', qui n’existe pas, est un concept géo-esthétique qui, contre la commercialisation des esthétiques et identités queer, permet de tracer des généalogies nouvelles et d'inventer un vocabulaire critique novateur pour repenser les notions d'espace, de sexualité, d'histoire et de modernité, de subjectivité, de contexte et de pouvoir. 'Queeriser' les formes, les lieux et les sens est le sujet de ce cours. Il s’agit d’une réflexion actuelle sur la théorie et les signes, la manière dont ceux-ci s'inscrivent, circulent, la façon dont ils proposent des formes d’écriture spécifiques et critiques à travers un ensemble de gestes contextuels, souvent indiciels, qui par incidences sexualisent et donc politisent l’espace de leur lieu d’apparition.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
- Eduardo Viveiros de Castro, Métaphysiques cannibales, Lignes d’anthropologie post-structurelle, traduit du portugais (Brésil) par Oiara Bonilla, Paris, PUF, coll. « Métaphysiques », 2009.
- Beatriz Colomina, Sexuality et Space, Princeton Architectural Press, 1996
- Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Entremonde/Senonevero, Genève-Paris/Marseille, 2014.
- Michel Foucault, La volonté de savoir (histoire de la sexualité I), Gallimard, 1976.
- Donna Haraway, Manifeste des espèces de compagnie, traduit de l'anglais par Jérôme Hansen, Editions de l'Eclat, 2010
- Fredric Jameson, L'inconscient politique. Le récit comme acte socialement symbolique, traduit de l'anglais par Nicolas Vieillescazes, Editions Questions Theoriques, 2012
- Monique Wittig, L'Opoponax, Editions de Minuit, 1964

 Histoire des arts et des idées: Service secret de l'artPatrick Beurard-Valdoye
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Au commencement il y a deux états d'une gravure de Claude Gelée. L'une, un paysage au dessinateur ; l'autre, ce même paysage, où le Lorrain efface le dessinateur. Un trou subsiste. Quel sens donner à cette béance, à cette lacune qui pour la première fois n’est pas erreur, mais errance, et retournement sous les propres yeux de Gelée. Dans cette profondeur du visible, ce IL Y A nous regarde, comme les passants absents du Boulevard du Temple de Daguerre. Ça nous regarde, en effet.

Contenu :
C'est en 2012 que l'historien de l'art Herbert Molderings confirma ce que nous pressentions de la bifurcation de Marcel Duchamp en 1912, à Münich. Loin de renoncer à la peinture, proche de Kandinsky qu'il lit, il renoue avec la cosa mentale. De son Grand-Verre - peinture sans peau - surgissent par transparence, l'invisible et l'énigme. La trouée d'Étant donné en est l'acmé.
La post-histoire — comme le montre son inventeur, Charles Olson —est affaire de secret. De quoi l'art est-il vecteur au-delà de l'art ? L'occulte n'occupe nullement ce cours, mais l'occultation de pans du visible pour un surcroît de sens, et une hétérochronie (Michel Foucault). On repère ces notions anthropologiques dans The secret block for a secret person in Irland de Joseph Beuys.
D'ailleurs l'artiste plasticien — à l’instar du typographe — héritier du 'spectre' d'Hamlet, programme l'invisible en hors champ. Il montre au-delà des capacités de vision : Meret Oppenheim (autoportrait X-Ray). Il enfouit : Claudio Parmeggiani (Terra) ou Esther et Jochen Gerz (le Monument invisible). Il recouvre indéfiniment : Kurt Schwitters (les Merzbauten). Il ne permet que la sauvegarde orale du geste performatif (dès le premier happening, à Black Mountain). Il fait converger jusqu'au monos les couleurs : Roman Opalka ou Robert Ryman. Il scénographie parfois sa propre invisibilité.
L'histoire des arts, c'est du récit, versant épique. Ses bases fussent-elles scientifiques, elle présuppose la croyance. Et l'histoire académique ne fut pas innocente, avec ses zones d'ombre, et son difficultueux récit de l'oubli. La mise au secret de Georges de la Tour est par exemple troublante, mais sa réapparition presque autant. On s'intéresse également aux conditions qui ont présidé à la redécouverte récente (Stockholm ; Berlin) de Hilma Af Klint, peintre pionnière du non-figuratif.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu sur la base d'une présence active de l'étudiant.

Bibliographie :
Références bibliographiques sélectives :
Marcel Duchamp : Du champ du signe, Champ/Flammarion, Paris, 1975.
Herbert Molderings : 'La découverte de la vision de l'esprit', in Duchamp traversé, MAMCO, Genève, 2014.
Denis de Rougemont : 'Marcel Duchamp mine de rien', Preuves, 1945. Réédité dans Etant donné n°3, Paris, 2014.
Joseph Beuys : The secret block for a secret person in Ireland, Schirmel/Mosel, Munich, 1996.
[cat] Kurt Schwitters, Centre Georges Pompidou, Paris, 1993.
Maurice Merleau-Ponty : Le visible et l'invisible, suivi de notes de travail, Gallimard, Paris 1964.
Georges Didi-Huberman : Ce que nous voyons ce qui nous regarde, Minuit, Paris, 1996.
Patrick Beurard-Valdoye : Du trou de mémoire à la trouée météorologique, Limon, Paris, 1996.

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Recherche / Méth pôle Art7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
G. Careri
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se base sur les travaux menés pas l'unité de recherche ACTH formé par des doctorants du Centre d’histoire de théorie des arts de l’EHESS et par des étudiants et des jeunes diplômés de l’École nationale des beaux-arts de Lyon. Il se propose de développer un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Pulcinella l’inactuel

Souvent réduit à un personnage comique de la Commedia dell’arte, Pulcinella pose en réalité des questions intéressantes à propos de la notion de personne (dialectique masque/visage), du corps (corps/langage) et de la définition de la frontière de l’humain, y compris dans son rapport avec les animaux, les morts et l’histoire.

Le séminaire a traité les années précédentes de la représentation de la violence et a porté son attention sur la dynamique réflexive de l’oscillation entre action violente et contemplation. Partant de l’analyse de quelques tableaux ‘violents’ du Caravage et de la violence dans film de Pier Paolo Pasolini Salò, ou les 120 journées de Sodome, le séminaire a travaillé l'année dernière sur le caractère métaphysique de la lumière et sa relation à la violence dans les dernières œuvres de Pasolini. La lumière nous a permis de repenser autrement la violence mais aussi la place du corps dans cette oscillation entre violence et contemplation. La réflexion sur Pulcinella ouvre à la fois une nouvelle piste de travail, mais permet aussi de continuer la réflexion sur les corps exposés à la violence et à la position paradoxale qu'ils occupent dans notre monde moderne, toujours au centre de la production d'images et de récits, et pourtant toujours au bords de la société. Pulcinella est depuis le 18ème siècle cette figure à part qui fait du théâtre de rue au marges de la société et d'un monde qui tourne et qui tourne. Critique et comique, Pulcinella est ce corps coupé du corps social, il appartient autant au monde de vivant qu'à celui des morts.

Ouvert au comparatisme et aux suggestions des participants, le séminaire entend développer une analyse de la situation actuelle de la place du corps dans l’art contemporain.
Le séminaire aura comme point de départ deux livres récents de Giorgio Agamben : L’usage des corps, et Pulcinella o divertimenti per li regazzi. A ces textes s’ajoute le film de Pietro Marcello Bella e Perduta (2016) ainsi que la performance réalisée par Bernhard Rüdiger Polichinelle retrouvé chez lui en 1994.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- AA., “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Giorgio Agamben, “Homo Sacer, IV, 2, L'Usage des corps”, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique, 2015
- Giorgio Agamben, 'Pulcinella o divertimenti per li regazzi', éd. Nottetempo, Rome 2015.
- Giovanni Careri, “Caravage. La peinture en ces miroires” éd. Citadelles et Mazenaud, Paris, 2015.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd.ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “Le Chokerlebnis, selon Walter Benjamin : nouvelle configuration de l’acte créateur”. in AAVV., L’histoire de l’art depuis Walter Benjamin, dir. G.Careri et G.Didi-Huberman, Mimesis, Milano, 2015.
- Bernhard Rüdiger, « Pourquoi Polichinelle ? » et « Polichinelle retrouvé chez lui (extraits) », Deuxième Annexe au Rêve N°4, in « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Susan Sontag, « Devant la douleur des autres », Christian Bourgois, 2003
- Jean-Pierre Vernant, « La mort dans les yeux », Paris, Flammarion, 1998

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants du Commons’Lab se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux du Commons’Lab, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
Le Commons'Lab est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
'Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
On abordera également les problématiques liées à la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
- rencontre et séminaire avec des artistes : Fabienne Audéoud, Bridget Gerland, Charlie jeffery
- participation à des projets :
Anniversaire des 40 ans de Beaubourg en février 2017

Les expériences croisées :
Passerelles avec le pôle édition avec conférences-débats.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun.
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- « La Performance : entre archives et pratiques contemporaines », PUF de Rennes, Art et société, 2010
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011

- Catalogues : Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou, « The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas
échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Sont ainsi appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hyper-texte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant toutes sortes de récits, d'essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes qui fonctionnent dans les arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.
L'objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves — serait d'accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d'activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d'investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Contenu :
Après une collaboration de plusieurs années avec l’ENS, ce programme est à présent en partenariat avec le Département Ecriture de l’ENSATT. Il élargit celui de l’Atelier d’arts poétiques dispensé au sein de l’Ensba Lyon, par quatre journées d’études abordant en profondeur la pratique et l’approche théorique d’un auteur invité. Un workshop de trois jours conduit par un invité se focalise aussi sur la pratique des étudiants, et leur mise en œuvre orale face à un public.
Ce programme s’adresse aux étudiants de l'Ensba Lyon, ainsi qu’à de jeunes auteurs-chercheurs sortis de l’école, ou non, poursuivant une recherche pratique et théorique d’écriture.
Il est conduit par les poètes et professeurs d'enseignement artistique Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
CERTEAU (Michel de), L'invention du quotidien : 1. arts de faire, Gallimard, coll. « Folio/essais », Paris, 1990.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Projet / Production pôle Art11Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par le professeur que par les étudiants. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.
Les étudiants sont amenés à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participants du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Benjamin Buchloh, « Essais historiques I et II », Art édition, Villeurbanne, 1992
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013

 Atelier d' arts poétiquesJerome Mauche
Patrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Patrick Beurard-Valdoye :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
L’oralité a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (historiques ou contemporains), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail et d’en discuter collectivement. La question du dire à haute voix et du lire est abordée.
Il est également proposé des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture romanesque ou dramaturgique, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Jérôme Mauche : 
On insistera cette année sur deux modalités de pratiques qui peuvent sembler antithétiques :
1) d’une part les techniques scripturales descriptives : à savoir méthode objectiviste, documentaire, prélèvement, copie, imitation, reprise, détournement, en ce qu’elles permettent de zoomer de la quotidienneté aux univers médiats (journalistique, artistique, scientifique, juridique, médical, chorégraphique par exemple, et aux stéréotypes qui y règnent);
2) de l’autre les usages et métaphores à l’œuvre dans certains objets provenant de contextes éloignés (temps, mœurs, espace), qu’on s’efforcera de laisser agir dans nos vies et dans nos travaux, sur le mode de la persistance comme de l’anticipation : ainsi le corail, le pixel, l’affinité élective, la chute, la maison de la vie, l’encyclopédie interminable constitueront quelques-uns des axes de recherche.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

 Contingence des formesFranck Scurti
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira d'analyser au travers d'exemples précis les relations entre la forme, la matière et les idées et de comprendre leurs interdépendances dans la création d'une oeuvre (peinture, sculpture, installation, photo). Cette réflexion se mènera avec des outils formels et conceptuels qui permettent aux étudiants de déplacer leur point de vue sur leur propre travail, par une approche transversale incluant des modes de pensée et processus de production propres à d’autres champs (cinéma, littérature, sémiologie…). Il s’agira de prendre en compte l’ensemble du processus d’émergence de l’œuvre : conception, production, exposition, diffusion.

Contenu :
Approcher les techniques de création et de production des formes.
Travailler sur l'installation des œuvres dans l'espace.
Travailler sur les questions de représentation liées à l’usage des signes, à la valeur ajoutée des objets et notamment des objets d’art, au statut du discours qui sous-tend ou entoure la production de l’œuvre.
L'étudiant est invité à travailler sur cette relation et à présenter un travail qui sera discuté en groupe au cours du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Benjamin Buchloh, « Formalisme et historicité », in « Essais historiques II », Art Edition
- Brian O’Doherty, « White Cube – L’espace de la galerie et son idéologie »
- Nicolas Bourriaud, « Postproduction – La culture comme scénario : comment l’art reprogramme le monde contemporain »
- Rosalind Krauss, « L’inconscient optique », Au même titre, 1993
- William Pietz, « Le fétiche », Kargo, 1988
- W.J.T. Mitchell, « Iconologie », Les Prairies ordinaires, 1986
- Siegfried Kracauer, « Theory of film », Oxford university Press, London, 1960
- « Penser l’image », Les presses du réel, 2010 : anthologie de textes de philosophes, de théoriciens et d'historiens de l'art (H. Belting, H. Bredekamp, G. Didi-Huberman, J.-L. Nancy, W.J.T. Mitchell...) autour de la logique spécifique de l'image et de la transformation du champ visuel contemporain.

 Espace/médium - Mise en espace / HOP!Sarah Tritz
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprendre à installer son travail dans un espace d'exposition, prendre l'espace à bras le corps. Apprendre à regarder, décrire et analyser ses gestes et ses formes. Apprendre à photographier son travail.

Contenu :
Chaque semaine, les étudiants de 4e et 5e année art, se retrouvent pendant un après-midi dans la salle d'accrochage, afin de sortir les travaux de l'atelier et de les regarder dans un potentiel espace d'exposition. Ce sont des accrochages individuels et collectifs. La parole est autant donnée aux professeurs qu'aux étudiants présents. Il s'agit d'un temps collectuf de regard et d'analyse. Les formes à regarder sont manipulées, afin de rendre ce moment très concret. Il va de soi que tous les médiums sont concernés : vidéo, sculpture, peinture, performance... L'accrochage ici n'est pas considéré comme une fin en soi ; il fait encore partie du processus de travail. Nous ne sommes pas encore dans l'exposition mais à son seuil !

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Paul Thek, Phyllida Barlow, Jessica Stockholder, Marcel Duchamp, Robert Rauschenberg, Guy De Cointet, Henri Moore...

 Histoire(s) de peinture(s)Philippe Mayaux
Joel Tardy
Nicolas Chardon
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule 'Histoire(s) de peinture(s)'.
Le studio est mené conjointement par Nicolas Chardon et Philippe Mayaux.
L'objectif du studio est de faire une histoire de l'art en actes ; de comprendre l'importance de la nécessité pour un artiste de savoir se positionner face à l'environnement immédiat (l'actualité) mais aussi plus lointain (l'histoire de l'art), fantasmé ou intime. Nos discussions sont engagées collectivement autour d'un sujet offert par la pratique de la peinture. Elles abordent à partir de l'expérience de l'atelier le champ élargi de cette pratique, jusqu'aux questions les plus générales sur l'art.

Contenu :
Histoire(s)de peinture(s) aborde comme son nom l'indique l'histoire et les histoires de la peinture, de toutes les peintures.
En s'appuyant sur le fonds d'ouvrages et de catalogues de la bibliothèque de l'école, mais aussi sur des films ou des clips, en naviguant sur Facebook ou Instagram, nous observerons la façon dont circulent les images de la peinture, et comment, face à ce flux, aborder la pratique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie (sélection) dans la bibliothèque de l'ENSBA, à enrichir collectivement :

Godard, Histoire(s) de cinema, 4 vol.
Mosset, Deux ou trois choses que je sais d'elle..., Mamco
Buren, Les écrits, CAPC
Duchamp / Marcadé, Flammarion
Vasari, Vies des artistes
Atlas, Didi-Huberman, cat.
Malevitch, cat. Moscou
Picasso et les maîtres, cat. Grand Palais
les artistes : Sturtevant, Sherrie Levine, André Raffray, On Kawara,
Martin Kippenberger
Richter, Atlas
Ernst Gombrich, Histoire de l'art
Art conceptuel, une perspective, cat.
Art conceptuel, une entologie
Dada, cat. Centre Pompidou
Bauhaus, cat. Mamvp
Passion privée, cat. Mamvp
Voilà, cat. Mamvp
Face à l'histoire, cat. Centre Pompidou
Vides, cat. Centre Pompidou
L'époque, la mode, la morale, la passion, cat. Centre Pompidou
Postmoderism, cat. V et A
Aux origines de l'abstraction, cat. Orsay
Codex Fluxus

 Lens-ArtsPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art permet, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' 'imageur'. Par imageur, on peut entendre appareil photographique, caméra vidéo, caméra S8, scanner, images collectées, archives récupérées ou construites, ainsi que diverses techniques d'impression.
http://studio-photographie.blogspot.fr/
Le studio est construit autour de discussions sur des thèmes spécifiques (voir bibliographie) et surtout autour des travaux proposés. Il s'agit de pousser au maximum l'achèvement des travaux.

Contenu :
Un blog dédié à l'actualité de la recherche photographique ainsi que des enjeux théoriques permet d'ouvrir le débat sur des questions historiques ou liées à des pratiques contemporaines, mais aussi sur les enjeux propres de cet outil qui peuvent dépasser et recouvrir le champ de l'art contemporain (sociologie, ethnologie). Analyse des mutations technologiques opérées depuis une dizaine d'année.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Clément Chéroux, « Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique », « Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés »
- Michael Fried, « La place du spectateur », « Why photography matters as art as never before »
- Michel Poivert, « L'image au service de la révolution », « La photographie contemporaine »
- Rosalind Krauss, « Le photographique, pour une théorie des écarts »
- André Gunthert, « La fabrique des images contemporaines »
- Jeff Wall, « Essais et entretiens »
- Geoffrey Batchen, « Suspending time », « Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique »
- Olivier Lugon, « Le style documentaire », « Avant la 'forme tableau' » (le grand format dans l'exposition « signs of life »)
- Martin Parr, « Le documentaire conceptuel »

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter une ou plusieurs productions en cours. Il s'agit de regarder avec attention les gestes de vos productions et de les confronter aux acquis théoriques. Placer un geste, trouver une solution technique sont des actions qui présupposent une distanciation : pourquoi faire et dans quel but. C’est le début de la discussion.
Toute action plastique met en place une approche théorique. Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance matérielle, qui est en grande partie automatique et inconsciente, et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective, donc historique et théorique du travail. Cette approche veut mettre en évidence la relation spécifique qui se crée entre ce qu'on appelle la forme et la notion de temps dans une perspective collective et donc historique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Contextualisation / pôle Art4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationMarie Canet
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
A partir de rencontres avec des acteurs du monde de l’art, il s’agira de réfléchir aux modalités d’inscription des démarches artistiques dans une économie active. Choisir son parcours, inventer son métier, c’est une question d’auteur. Un invité vient parler de son parcours, présenter son métier et ce qui l’a amené à faire ces choix. Les rencontres auront lieu les jeudis en fin de matinée à la suite des cours d'esthétique et elles se prolongeront lors de rencontres individuelles en atelier.

Contenu :
Rencontres avec des acteurs du monde de l'art afin d'aborder les principaux champs que le jeune artiste va côtoyer durant son parcours professionnel, bénéficier de conseils et expériences de terrain.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
« Je ne puis juger de mon ouvrage en le faisant, aussi dois je le faire comme les peintres et m'en éloigner , de combien donc ?... devinez ? », Blaise Pascal.
Par l’exposition de recherches en cours, l’atelier vise à explorer les enjeux d’une pratique artistique dans ses dimensions formelles et conceptuelles et rendra compte de leurs transformations tout au long de l’année.

Contenu :
Basé sur la discussion et l’échange,en petit groupe, l’atelier permet à l’étudiant de développer un langage propre, de tenir des positions critiques, d’ouvrir l’horizon de ses recherches, voire de relancer un travail, et d'éprouver finalement la capacité du langage à préciser le regard. En échangeant aussi bien avec les enseignants qu’avec les autres étudiants, il s’agit de multiplier les points de vue, d’initier des débats, de se rencontrer autour de pratiques communes, de mettre en commun des ressources, et de se situer au sein de l’école, dans un esprit de transversalité et d'expérimentation.

Sur un mode exploratoire de toutes les dimensions possibles de cette situation de monstration en terme de durée, d’espace et de discours, il s’agit aussi de prendre en considération l’avant et l’après du moment de cette présentation, de la production à la documentation. Cet atelier sera l’occasion d’aborder des questions qui animent le champ professionnel de l’art tout en interrogeant ses conventions, avec une distance critique nécessaire pour les notions de projet, d’adresse, de commentaire, de biographie, d’accrochage, de spectateur, de vernissage, de documentation…

Mode d'évaluation :
La présence aux présentations est impérative.
Elle est prise en compte dans l’évaluation et l’attribution de crédits.

Bibliographie :
- Brian O'Doherty, « White Cube, L’espace de la galerie et son idéologie, (1976 et 1981) », JRP Ringier, Zürich, trad. dir. Patricia Falguières, 2008
- Bernd Klüser et Katharina Hegewisch, « L’art de l’exposition, Une documentation sur trente expositions exemplaires du XX° siècle », Editions du Regard, Paris, 1998
- Georges Perec, « Espèces d'espaces », Galilée, Paris, (1974), 2000
- Jean-Marc Poinsot, « Quand l’œuvre a lieu, l’art exposé et ses récits autorisés », MAMCO, Genève, Institut d’art contemporain, Villeurbanne, 1999, réed. Presses du réel, Dijon, 2010
- Jacques Rancière, « Le spectateur émancipé », Paris, La Fabrique, 2008
- Paul Sztulman, « Qu’est-ce qu’une mauvaise exposition ? », May n° 3, Paris, 2010
- Pierre Leguillon (dir.), « Oublier l’exposition », Numéro Spécial n° 21, Art Press, Paris, 2000
- Yves-Alain Bois (dir.), « En revenant de l’expo », , Les cahiers du Musée National d’Art Moderne, Paris n° 9, automne 1989

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 10

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S10-DNSEP pôle Art1DiplômeValérie Grondon
obligatoire30,00
 

Semestre 1

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S1-Recherche pôle ACTH0